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93

Sahih al-Boukhari

Judgments (Ahkaam)

84 hadiths

Sahih al-Boukhari 7137

حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ مَنْ أَطَاعَنِي فَقَدْ أَطَاعَ اللَّهَ، وَمَنْ عَصَانِي فَقَدْ عَصَى اللَّهَ، وَمَنْ أَطَاعَ أَمِيرِي فَقَدْ أَطَاعَنِي، وَمَنْ عَصَى أَمِيرِي فَقَدْ عَصَانِي ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui m’obéit, obéit à Allah, et celui qui me désobéit, désobéit à Allah. Celui qui obéit au dirigeant que je désigne, m’obéit, et celui qui lui désobéit, me désobéit. »

Référence: Livre 93, Hadith 1
Sahih al-Boukhari 7138

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ أَلاَ كُلُّكُمْ رَاعٍ، وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، فَالإِمَامُ الَّذِي عَلَى النَّاسِ رَاعٍ وَهْوَ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالرَّجُلُ رَاعٍ عَلَى أَهْلِ بَيْتِهِ وَهْوَ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالْمَرْأَةُ رَاعِيَةٌ عَلَى أَهْلِ بَيْتِ زَوْجِهَا وَوَلَدِهِ وَهِيَ مَسْئُولَةٌ عَنْهُمْ، وَعَبْدُ الرَّجُلِ رَاعٍ عَلَى مَالِ سَيِّدِهِ وَهْوَ مَسْئُولٌ عَنْهُ، أَلاَ فَكُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « En vérité, chacun de vous est un gardien et chacun est responsable de ce dont il a la charge : Le dirigeant est le gardien de son peuple et il est responsable d’eux ; un homme est le gardien de sa famille et il en est responsable ; une femme est la gardienne du foyer de son mari et de ses enfants, et elle en est responsable ; et le serviteur est le gardien des biens de son maître et il en est responsable. Oui, chacun de vous est un gardien et responsable de ce dont il a la charge. »

Référence: Livre 93, Hadith 2
Sahih al-Boukhari 7139

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ كَانَ مُحَمَّدُ بْنُ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ يُحَدِّثُ أَنَّهُ بَلَغَ مُعَاوِيَةَ وَهْوَ عِنْدَهُ فِي وَفْدٍ مِنْ قُرَيْشٍ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَمْرٍو يُحَدِّثُ أَنَّهُ سَيَكُونُ مَلِكٌ مِنْ قَحْطَانَ فَغَضِبَ، فَقَامَ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ قَالَ أَمَّا بَعْدُ فَإِنَّهُ بَلَغَنِي أَنَّ رِجَالاً مِنْكُمْ يُحَدِّثُونَ أَحَادِيثَ لَيْسَتْ فِي كِتَابِ اللَّهِ، وَلاَ تُؤْثَرُ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأُولَئِكَ جُهَّالُكُمْ، فَإِيَّاكُمْ وَالأَمَانِيَّ الَّتِي تُضِلُّ أَهْلَهَا، فَإِنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ إِنَّ هَذَا الأَمْرَ فِي قُرَيْشٍ، لاَ يُعَادِيهِمْ أَحَدٌ إِلاَّ كَبَّهُ اللَّهُ عَلَى وَجْهِهِ مَا أَقَامُوا الدِّينَ ‏"‏‏.‏ تَابَعَهُ نُعَيْمٌ عَنِ ابْنِ الْمُبَارَكِ عَنْ مَعْمَرٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرٍ‏.‏

Rapporté par Muhammad bin Jubair bin Mut`im : Alors qu’il faisait partie d’une délégation de Quraish chez Muawiya, celui-ci apprit que `Abdullah bin `Amr avait dit qu’il y aurait un roi issu de la tribu de Qahtan. Muawiya se mit alors très en colère. Il se leva, puis, après avoir glorifié et loué Allah comme Il le mérite, dit : « Pour continuer, j’ai appris que certains d’entre vous rapportent des choses qui ne sont ni dans le Livre d’Allah, ni mentionnées par le Messager d’Allah (ﷺ). Ces gens-là sont les ignorants parmi vous. Méfiez-vous de ces désirs vains qui égarent ceux qui les suivent. J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Cette affaire (du califat) restera entre les Quraish, et personne ne se rebellera contre eux sans qu’Allah ne le fasse tomber à terre, tant qu’ils respectent les règles et les lois de la religion (l’Islam).’ »

Référence: Livre 93, Hadith 3
Sahih al-Boukhari 7140

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ مُحَمَّدٍ، سَمِعْتُ أَبِي يَقُولُ، قَالَ ابْنُ عُمَرَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لاَ يَزَالُ الأَمْرُ فِي قُرَيْشٍ مَا بَقِيَ مِنْهُمُ اثْنَانِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cette affaire (le califat) restera entre les Quraish, même s’il n’en reste que deux. »

Référence: Livre 93, Hadith 4
Sahih al-Boukhari 7141

حَدَّثَنَا شِهَابُ بْنُ عَبَّادٍ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ حُمَيْدٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لاَ حَسَدَ إِلاَّ فِي اثْنَتَيْنِ، رَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً فَسَلَّطَهُ عَلَى هَلَكَتِهِ فِي الْحَقِّ، وَآخَرُ آتَاهُ اللَّهُ حِكْمَةً فَهْوَ يَقْضِي بِهَا وَيُعَلِّمُهَا ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne souhaitez pas être comme quelqu’un, sauf dans deux cas : (1) Un homme à qui Allah a donné des richesses et qui les dépense de façon juste. (2) Un homme à qui Allah a donné la sagesse (la connaissance du Coran et des hadiths), qui agit selon elle et l’enseigne aux autres. »

Référence: Livre 93, Hadith 5
Sahih al-Boukhari 7142

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ اسْمَعُوا وَأَطِيعُوا وَإِنِ اسْتُعْمِلَ عَلَيْكُمْ عَبْدٌ حَبَشِيٌّ كَأَنَّ رَأْسَهُ زَبِيبَةٌ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Vous devez écouter et obéir à votre dirigeant, même s’il s’agit d’un esclave éthiopien (noir) dont la tête ressemble à un raisin sec. »

Référence: Livre 93, Hadith 6
Sahih al-Boukhari 7143

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنِ الْجَعْدِ، عَنْ أَبِي رَجَاءٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، يَرْوِيهِ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ مَنْ رَأَى مِنْ أَمِيرِهِ شَيْئًا فَكَرِهَهُ فَلْيَصْبِرْ، فَإِنَّهُ لَيْسَ أَحَدٌ يُفَارِقُ الْجَمَاعَةَ شِبْرًا فَيَمُوتُ إِلاَّ مَاتَ مِيتَةً جَاهِلِيَّةً ‏"‏‏.‏

Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un voit son dirigeant musulman faire quelque chose qu’il n’approuve pas, il doit faire preuve de patience, car celui qui se sépare du groupe des musulmans, même pour un court instant, puis meurt, mourra comme ceux qui sont morts à l’époque de l’ignorance préislamique (comme des rebelles). »

Référence: Livre 93, Hadith 7
Sahih al-Boukhari 7144

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنِي نَافِعٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ السَّمْعُ وَالطَّاعَةُ عَلَى الْمَرْءِ الْمُسْلِمِ، فِيمَا أَحَبَّ وَكَرِهَ، مَا لَمْ يُؤْمَرْ بِمَعْصِيَةٍ، فَإِذَا أُمِرَ بِمَعْصِيَةٍ فَلاَ سَمْعَ وَلاَ طَاعَةَ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un musulman doit écouter et obéir (aux ordres de son dirigeant) qu’il aime ou non, tant que ces ordres ne l’entraînent pas à désobéir à Allah. Mais si on lui demande de désobéir à Allah, il ne doit ni écouter ni obéir. »

Référence: Livre 93, Hadith 8
Sahih al-Boukhari 7145

حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، حَدَّثَنَا سَعْدُ بْنُ عُبَيْدَةَ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم سَرِيَّةً، وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ وَأَمَرَهُمْ أَنْ يُطِيعُوهُ، فَغَضِبَ عَلَيْهِمْ وَقَالَ أَلَيْسَ قَدْ أَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ تُطِيعُونِي قَالُوا بَلَى‏.‏ قَالَ عَزَمْتُ عَلَيْكُمْ لَمَا جَمَعْتُمْ حَطَبًا وَأَوْقَدْتُمْ نَارًا، ثُمَّ دَخَلْتُمْ فِيهَا، فَجَمَعُوا حَطَبًا فَأَوْقَدُوا، فَلَمَّا هَمُّوا بِالدُّخُولِ فَقَامَ يَنْظُرُ بَعْضُهُمْ إِلَى بَعْضٍ، قَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّمَا تَبِعْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِرَارًا مِنَ النَّارِ، أَفَنَدْخُلُهَا، فَبَيْنَمَا هُمْ كَذَلِكَ إِذْ خَمَدَتِ النَّارُ، وَسَكَنَ غَضَبُهُ، فَذُكِرَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏ "‏ لَوْ دَخَلُوهَا مَا خَرَجُوا مِنْهَا أَبَدًا، إِنَّمَا الطَّاعَةُ فِي الْمَعْرُوفِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Ali : Le Prophète (ﷺ) a envoyé une unité de soldats pour une expédition et a nommé un homme des Ansar comme chef, en leur ordonnant de lui obéir. Pendant la campagne, le chef s’est mis en colère contre eux et a dit : « Le Prophète (ﷺ) ne vous a-t-il pas ordonné de m’obéir ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Je vous ordonne de ramasser du bois, d’allumer un feu, puis de vous y jeter. » Ils ont ramassé du bois et allumé un feu, mais au moment de s’y jeter, ils se sont regardés et certains ont dit : « Nous avons suivi le Prophète (ﷺ) pour échapper au feu. Comment pourrions-nous y entrer maintenant ? » Alors qu’ils hésitaient, le feu s’est éteint et la colère de leur chef est retombée. L’événement a été rapporté au Prophète (ﷺ) qui a dit : « S’ils y étaient entrés, ils n’en seraient jamais sortis, car l’obéissance ne concerne que ce qui est bon. »

Référence: Livre 93, Hadith 9
Sahih al-Boukhari 7146

حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ، عَنِ الْحَسَنِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ سَمُرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ لاَ تَسْأَلِ الإِمَارَةَ، فَإِنَّكَ إِنْ أُعْطِيتَهَا عَنْ مَسْأَلَةٍ وُكِلْتَ إِلَيْهَا، وَإِنْ أُعْطِيتَهَا عَنْ غَيْرِ مَسْأَلَةٍ أُعِنْتَ عَلَيْهَا، وَإِذَا حَلَفْتَ عَلَى يَمِينٍ فَرَأَيْتَ غَيْرَهَا خَيْرًا مِنْهَا، فَكَفِّرْ يَمِينَكَ، وَأْتِ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Abdur-Rahman bin Samura : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô `Abdur-Rahman ! Ne cherche pas à devenir dirigeant, car si tu reçois cette responsabilité parce que tu l’as demandée, tu en seras tenu responsable. Mais si on te la donne sans que tu l’aies demandée, tu recevras l’aide d’Allah. Si un jour tu fais un serment et qu’ensuite tu trouves qu’il vaut mieux faire autre chose, alors expie ton serment et fais ce qui est mieux. »

Référence: Livre 93, Hadith 10
Sahih al-Boukhari 7147

حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا يُونُسُ، عَنِ الْحَسَنِ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سَمُرَةَ، قَالَ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ سَمُرَةَ، لاَ تَسْأَلِ الإِمَارَةَ، فَإِنْ أُعْطِيتَهَا عَنْ مَسْأَلَةٍ وُكِلْتَ إِلَيْهَا، وَإِنْ أُعْطِيتَهَا عَنْ غَيْرِ مَسْأَلَةٍ أُعِنْتَ عَلَيْهَا، وَإِذَا حَلَفْتَ عَلَى يَمِينٍ فَرَأَيْتَ غَيْرَهَا خَيْرًا مِنْهَا، فَأْتِ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ، وَكَفِّرْ عَنْ يَمِينِكَ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Abdur-Rahman bin Samura : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô `Abdur-Rahman bin Samura ! Ne cherche pas à devenir dirigeant, car si tu obtiens ce poste parce que tu l’as demandé, tu en seras responsable. Mais si on te le donne sans que tu l’aies demandé, alors tu recevras l’aide d’Allah pour l’assumer. Si jamais tu fais un serment de faire quelque chose et que tu te rends compte ensuite qu’il y a mieux à faire, alors fais ce qui est mieux et compense ton serment. »

Référence: Livre 93, Hadith 11
Sahih al-Boukhari 7148

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، عَنْ سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ إِنَّكُمْ سَتَحْرِصُونَ عَلَى الإِمَارَةِ، وَسَتَكُونُ نَدَامَةً يَوْمَ الْقِيَامَةِ، فَنِعْمَ الْمُرْضِعَةُ وَبِئْسَتِ الْفَاطِمَةُ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ حُمْرَانَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْحَمِيدِ، عَنْ سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ عُمَرَ بْنِ الْحَكَمِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَوْلَهُ‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Vous tenez à avoir le pouvoir, mais ce sera une source de regrets pour vous au Jour de la Résurrection. C’est comme une excellente nourrice, mais un sevrage très difficile. »

Référence: Livre 93, Hadith 12
Sahih al-Boukhari 7149

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدٍ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ دَخَلْتُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَا وَرَجُلاَنِ مِنْ قَوْمِي فَقَالَ أَحَدُ الرَّجُلَيْنِ أَمِّرْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ وَقَالَ الآخَرُ مِثْلَهُ‏.‏ فَقَالَ ‏ "‏ إِنَّا لاَ نُوَلِّي هَذَا مَنْ سَأَلَهُ، وَلاَ مَنْ حَرَصَ عَلَيْهِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Musa : Deux hommes de ma tribu et moi sommes allés voir le Prophète. L’un des deux a dit au Prophète : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nomme-moi gouverneur », et le second a demandé la même chose. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous ne confions pas le pouvoir à ceux qui le demandent, ni à ceux qui y tiennent. »

Référence: Livre 93, Hadith 13
Sahih al-Boukhari 7150

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَشْهَبِ، عَنِ الْحَسَنِ، أَنَّ عُبَيْدَ اللَّهِ بْنَ زِيَادٍ، عَادَ مَعْقِلَ بْنَ يَسَارٍ فِي مَرَضِهِ الَّذِي مَاتَ فِيهِ فَقَالَ لَهُ مَعْقِلٌ إِنِّي مُحَدِّثُكَ حَدِيثًا سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ مَا مِنْ عَبْدٍ اسْتَرْعَاهُ اللَّهُ رَعِيَّةً، فَلَمْ يَحُطْهَا بِنَصِيحَةٍ، إِلاَّ لَمْ يَجِدْ رَائِحَةَ الْجَنَّةِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Ma'qil : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Tout homme à qui Allah confie l’autorité sur un peuple et qui ne s’occupe pas d’eux honnêtement ne sentira même pas l’odeur du Paradis. »

Référence: Livre 93, Hadith 14
Sahih al-Boukhari 7151

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، أَخْبَرَنَا حُسَيْنٌ الْجُعْفِيُّ، قَالَ زَائِدَةُ ذَكَرَهُ عَنْ هِشَامٍ، عَنِ الْحَسَنِ، قَالَ أَتَيْنَا مَعْقِلَ بْنَ يَسَارٍ نَعُودُهُ فَدَخَلَ عُبَيْدُ اللَّهِ فَقَالَ لَهُ مَعْقِلٌ أُحَدِّثُكَ حَدِيثًا سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏ "‏ مَا مِنْ وَالٍ يَلِي رَعِيَّةً مِنَ الْمُسْلِمِينَ، فَيَمُوتُ وَهْوَ غَاشٌّ لَهُمْ، إِلاَّ حَرَّمَ اللَّهُ عَلَيْهِ الْجَنَّةَ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Ma'qil : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si un dirigeant qui a autorité sur des musulmans meurt alors qu’il les trompait, Allah lui interdira le Paradis. »

Référence: Livre 93, Hadith 15
Sahih al-Boukhari 7152

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ الْوَاسِطِيُّ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنِ الْجُرَيْرِيِّ، عَنِ طَرِيفٍ أَبِي تَمِيمَةَ، قَالَ شَهِدْتُ صَفْوَانَ وَجُنْدَبًا وَأَصْحَابَهُ وَهْوَ يُوصِيهِمْ فَقَالُوا هَلْ سَمِعْتَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم شَيْئًا قَالَ سَمِعْتُهُ يَقُولُ ‏"‏ مَنْ سَمَّعَ سَمَّعَ اللَّهُ بِهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ـ قَالَ ـ وَمَنْ يُشَاقِقْ يَشْقُقِ اللَّهُ عَلَيْهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ‏"‏‏.‏ فَقَالُوا أَوْصِنَا‏.‏ فَقَالَ‏"‏ إِنَّ أَوَّلَ مَا يُنْتِنُ مِنَ الإِنْسَانِ بَطْنُهُ، فَمَنِ اسْتَطَاعَ أَنْ لاَ يَأْكُلَ إِلاَّ طَيِّبًا فَلْيَفْعَلْ، وَمَنِ اسْتَطَاعَ أَنْ لاَ يُحَالَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْجَنَّةِ بِمِلْءِ كَفِّهِ مِنْ دَمٍ أَهْرَاقَهُ فَلْيَفْعَلْ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ اللَّهِ مَنْ يَقُولُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جُنْدَبٌ قَالَ نَعَمْ جُنْدَبٌ‏.‏

Rapporté par Tarif Abi Tamima : J’ai vu Safwan, Jundab et les compagnons de Safwan pendant que Jundab donnait des conseils. Ils lui ont demandé : « As-tu entendu quelque chose du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Jundab a répondu : « Je l’ai entendu dire : ‘Celui qui fait une bonne action pour se faire remarquer, Allah dévoilera ses intentions le Jour de la Résurrection devant tout le monde. Et celui qui cause des difficultés aux gens, Allah lui causera des difficultés le Jour de la Résurrection.’ » Les gens ont alors dit à Jundab : « Donne-nous un conseil. » Il a dit : « La première partie du corps humain à se purifier, c’est le ventre. Donc, celui qui peut ne manger que de la nourriture bonne (halal et gagnée honnêtement), qu’il le fasse. Et celui qui peut faire en sorte qu’il n’y ait rien entre lui et le Paradis, même pas le fait de verser une poignée de sang (c’est-à-dire tuer quelqu’un), qu’il le fasse. »

Référence: Livre 93, Hadith 16
Sahih al-Boukhari 7153

حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا أَنَا وَالنَّبِيُّ، صلى الله عليه وسلم خَارِجَانِ مِنَ الْمَسْجِدِ فَلَقِيَنَا رَجُلٌ عِنْدَ سُدَّةِ الْمَسْجِدِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَتَى السَّاعَةُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَا أَعْدَدْتَ لَهَا ‏"‏ فَكَأَنَّ الرَّجُلَ اسْتَكَانَ ثُمَّ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا أَعْدَدْتُ لَهَا كَبِيرَ صِيَامٍ وَلاَ صَلاَةٍ وَلاَ صَدَقَةٍ، وَلَكِنِّي أُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَنْتَ مَعَ مَنْ أَحْبَبْتَ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik : Alors que le Prophète (ﷺ) et moi sortions de la mosquée, un homme nous a rencontrés à la porte. Il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quand viendra l’Heure ? » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Qu’as-tu préparé pour cela ? » L’homme a eu peur et s’est senti gêné, puis il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai pas préparé beaucoup de jeûnes, de prières ou d’aumônes, mais j’aime Allah et Son Messager. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu seras avec celui que tu aimes. »

Référence: Livre 93, Hadith 17
Sahih al-Boukhari 7154

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا ثَابِتٌ الْبُنَانِيُّ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، يَقُولُ لاِمْرَأَةٍ مِنْ أَهْلِهِ تَعْرِفِينَ فُلاَنَةَ قَالَتْ نَعَمْ‏.‏ قَالَ فَإِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم مَرَّ بِهَا وَهْىَ تَبْكِي عِنْدَ قَبْرٍ فَقَالَ ‏"‏ اتَّقِي اللَّهَ وَاصْبِرِي ‏"‏‏.‏ فَقَالَتْ إِلَيْكَ عَنِّي، فَإِنَّكَ خِلْوٌ مِنْ مُصِيبَتِي‏.‏ قَالَ فَجَاوَزَهَا وَمَضَى فَمَرَّ بِهَا رَجُلٌ فَقَالَ مَا قَالَ لَكِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قَالَتْ مَا عَرَفْتُهُ قَالَ إِنَّهُ لَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَجَاءَتْ إِلَى بَابِهِ فَلَمْ تَجِدْ عَلَيْهِ بَوَّابًا فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا عَرَفْتُكَ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّ الصَّبْرَ عِنْدَ أَوَّلِ صَدْمَةٍ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Thabit Al-Bunani : Anas bin Malik a dit à une femme de sa famille : « Connais-tu telle femme ? » Elle a répondu : « Oui. » Il a dit : « Le Prophète (ﷺ) est passé près d’elle alors qu’elle pleurait sur une tombe, et il lui a dit : ‘Crains Allah et sois patiente.’ La femme a répondu au Prophète : ‘Va-t’en, tu ne connais pas mon malheur.’ » Anas a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) l’a laissée et est parti. Un homme est passé près d’elle et lui a demandé : ‘Qu’est-ce que le Messager d’Allah (ﷺ) t’a dit ?’ Elle a répondu : ‘Je ne l’ai pas reconnu.’ L’homme a dit : ‘C’était le Messager d’Allah (ﷺ).’ » Anas a ajouté : « Alors cette femme est allée à la porte du Prophète (ﷺ) et il n’y avait pas de gardien, et elle a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je ne t’avais pas reconnu !’ Le Prophète a dit : ‘C’est vrai, la patience se montre au premier choc du malheur.’ »

Référence: Livre 93, Hadith 18
Sahih al-Boukhari 7155

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ خَالِدٍ الذُّهْلِيُّ، حَدَّثَنَا الأَنْصَارِيُّ، مُحَمَّدٌ حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ ثُمَامَةَ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ قَيْسَ بْنَ سَعْدٍ، كَانَ يَكُونُ بَيْنَ يَدَىِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِمَنْزِلَةِ صَاحِبِ الشُّرَطِ مِنَ الأَمِيرِ‏.‏

Rapporté par Anas : Qais bin Sa`d était pour le Prophète (ﷺ) comme un chef de la police auprès d’un chef

Référence: Livre 93, Hadith 19
Sahih al-Boukhari 7156

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ قُرَّةَ، حَدَّثَنِي حُمَيْدُ بْنُ هِلاَلٍ، حَدَّثَنَا أَبُو بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَهُ وَأَتْبَعَهُ بِمُعَاذٍ‏.‏

Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) l’a envoyé, puis il a envoyé Mu`adh après lui (comme gouverneurs au Yémen)

Référence: Livre 93, Hadith 20
Sahih al-Boukhari 7157

حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الصَّبَّاحِ، حَدَّثَنَا مَحْبُوبُ بْنُ الْحَسَنِ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ هِلاَلٍ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، أَنَّ رَجُلاً، أَسْلَمَ ثُمَّ تَهَوَّدَ، فَأَتَى مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ وَهْوَ عِنْدَ أَبِي مُوسَى فَقَالَ مَا هَذَا قَالَ أَسْلَمَ ثُمَّ تَهَوَّدَ‏.‏ قَالَ لاَ أَجْلِسُ حَتَّى أَقْتُلَهُ، قَضَاءُ اللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Rapporté par Abu Musa : Un homme s’est converti à l’islam puis est revenu au judaïsme. Mu`adh bin Jabal est arrivé et a vu cet homme avec Abu Musa. Mu`adh a demandé : « Qu’a-t-il, cet homme ? » Abu Musa a répondu : « Il s’est converti à l’islam puis il est revenu au judaïsme. » Mu`adh a dit : « Je ne m’assiérai pas tant que vous ne l’aurez pas tué : c’est le jugement d’Allah et de Son Messager. »

Référence: Livre 93, Hadith 21
Sahih al-Boukhari 7158

حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ عُمَيْرٍ، سَمِعْتُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ أَبِي بَكْرَةَ، قَالَ كَتَبَ أَبُو بَكْرَةَ إِلَى ابْنِهِ وَكَانَ بِسِجِسْتَانَ بِأَنْ لاَ تَقْضِيَ بَيْنَ اثْنَيْنِ وَأَنْتَ غَضْبَانُ، فَإِنِّي سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ لاَ يَقْضِيَنَّ حَكَمٌ بَيْنَ اثْنَيْنِ وَهْوَ غَضْبَانُ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Abdur Rahman bin Abi Bakra : Abu Bakra a écrit à son fils qui était à Sijistan : « Ne rends pas de jugement entre deux personnes quand tu es en colère, car j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : Un juge ne doit pas juger entre deux personnes lorsqu’il est en colère. »

Référence: Livre 93, Hadith 22
Sahih al-Boukhari 7159

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسِ بْنِ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي مَسْعُودٍ الأَنْصَارِيِّ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنِّي وَاللَّهِ لأَتَأَخَّرُ عَنْ صَلاَةِ الْغَدَاةِ مِنْ أَجْلِ فُلاَنٍ، مِمَّا يُطِيلُ بِنَا فِيهَا‏.‏ قَالَ فَمَا رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَطُّ أَشَدَّ غَضَبًا فِي مَوْعِظَةٍ مِنْهُ يَوْمَئِذٍ، ثُمَّ قَالَ ‏ "‏ يَا أَيُّهَا النَّاسُ، إِنَّ مِنْكُمْ مُنَفِّرِينَ، فَأَيُّكُمْ مَا صَلَّى بِالنَّاسِ فَلْيُوجِزْ، فَإِنَّ فِيهِمُ الْكَبِيرَ وَالضَّعِيفَ وَذَا الْحَاجَةِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Mas`ud Al-Ansari : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je n’arrive pas à assister à la prière du matin en groupe parce que untel (Mu`adh bin Jabal) rallonge trop la prière quand il la dirige. » Je n’ai jamais vu le Prophète (ﷺ) aussi en colère en donnant un conseil que ce jour-là. Il a alors dit : « Ô gens ! Certains d’entre vous font fuir les autres des bonnes actions, comme la prière. Donc, si l’un d’entre vous dirige la prière, qu’il la raccourcisse, car parmi les fidèles il y a des personnes âgées, des faibles et des gens occupés. »

Référence: Livre 93, Hadith 23
Sahih al-Boukhari 7160

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي يَعْقُوبَ الْكِرْمَانِيُّ، حَدَّثَنَا حَسَّانُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا يُونُسُ، قَالَ مُحَمَّدٌ أَخْبَرَنِي سَالِمٌ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، طَلَّقَ امْرَأَتَهُ وَهْىَ حَائِضٌ، فَذَكَرَ عُمَرُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، فَتَغَيَّظَ فِيهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ ‏ "‏ لِيُرَاجِعْهَا، ثُمَّ لْيُمْسِكْهَا حَتَّى تَطْهُرَ، ثُمَّ تَحِيضَ فَتَطْهُرَ، فَإِنْ بَدَا لَهُ أَنْ يُطَلِّقَهَا فَلْيُطَلِّقْهَا ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Il avait divorcé de sa femme pendant ses règles. `Umar en a parlé au Prophète. Le Messager d’Allah s’est mis en colère et a dit : « Il doit reprendre sa femme et la garder avec lui jusqu’à ce qu’elle soit purifiée, puis attendre qu’elle ait ses prochaines règles et qu’elle en soit purifiée à nouveau. Ensuite, s’il veut encore divorcer, il pourra le faire. »

Référence: Livre 93, Hadith 24
Sahih al-Boukhari 7161

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، حَدَّثَنِي عُرْوَةُ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ جَاءَتْ هِنْدٌ بِنْتُ عُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَاللَّهِ مَا كَانَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ أَهْلُ خِبَاءٍ أَحَبَّ إِلَىَّ أَنْ يَذِلُّوا مِنْ أَهْلِ خِبَائِكَ، وَمَا أَصْبَحَ الْيَوْمَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ أَهْلُ خِبَاءٍ أَحَبَّ إِلَىَّ أَنْ يَعِزُّوا مِنْ أَهْلِ خِبَائِكَ‏.‏ ثُمَّ قَالَتْ إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ مِسِّيكٌ، فَهَلْ عَلَىَّ مِنْ حَرَجٍ أَنْ أُطْعِمَ الَّذِي لَهُ عِيَالَنَا قَالَ لَهَا ‏ "‏ لاَ حَرَجَ عَلَيْكِ أَنْ تُطْعِمِيهِمْ مِنْ مَعْرُوفٍ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Aisha : Hind bint `Utba bin Rabi`a est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, il n’y avait pas de famille sur terre que je voulais voir humiliée plus que la tienne, mais aujourd’hui il n’y a pas de famille que je souhaite voir honorée plus que la tienne. » Hind a ajouté : « Abu Sufyan est avare. Est-ce un péché si je prends de ses biens pour nourrir nos enfants ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a pas de mal à ce que tu leur donnes à manger de façon juste et raisonnable. »

Référence: Livre 93, Hadith 25
Sahih al-Boukhari 7162

حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ سَمِعْتُ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ لَمَّا أَرَادَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَكْتُبَ إِلَى الرُّومِ قَالُوا إِنَّهُمْ لاَ يَقْرَءُونَ كِتَابًا إِلاَّ مَخْتُومًا‏.‏ فَاتَّخَذَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَاتَمًا مِنْ فِضَّةٍ، كَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَى وَبِيصِهِ، وَنَقْشُهُ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque le Prophète (ﷺ) a voulu écrire aux Byzantins, les gens lui ont dit : « Ils ne lisent une lettre que si elle est scellée. » Alors le Prophète (ﷺ) a pris une bague en argent – je vois encore son éclat dans mon esprit – et il y était gravé : « Muhammad, Messager d’Allah »

Référence: Livre 93, Hadith 26
Sahih al-Boukhari 7163

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي السَّائِبُ بْنُ يَزِيدَ ابْنُ أُخْتِ، نَمِرٍ أَنَّ حُوَيْطِبَ بْنَ عَبْدِ الْعُزَّى، أَخْبَرَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ السَّعْدِيِّ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، قَدِمَ عَلَى عُمَرَ فِي خِلاَفَتِهِ فَقَالَ لَهُ عُمَرُ أَلَمْ أُحَدَّثْ أَنَّكَ تَلِي مِنْ أَعْمَالِ النَّاسِ أَعْمَالاً، فَإِذَا أُعْطِيتَ الْعُمَالَةَ كَرِهْتَهَا‏.‏ فَقُلْتُ بَلَى‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ مَا تُرِيدُ إِلَى ذَلِكَ قُلْتُ إِنَّ لِي أَفْرَاسًا وَأَعْبُدًا، وَأَنَا بِخَيْرٍ، وَأَرِيدُ أَنْ تَكُونَ عُمَالَتِي صَدَقَةً عَلَى الْمُسْلِمِينَ‏.‏ قَالَ عُمَرُ لاَ تَفْعَلْ فَإِنِّي كُنْتُ أَرَدْتُ الَّذِي أَرَدْتَ فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِينِي الْعَطَاءَ فَأَقُولُ أَعْطِهِ أَفْقَرَ إِلَيْهِ مِنِّي‏.‏ حَتَّى أَعْطَانِي مَرَّةً مَالاً فَقُلْتُ أَعْطِهِ أَفْقَرَ إِلَيْهِ مِنِّي‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ خُذْهُ فَتَمَوَّلْهُ وَتَصَدَّقْ بِهِ، فَمَا جَاءَكَ مِنْ هَذَا الْمَالِ وَأَنْتَ غَيْرُ مُشْرِفٍ وَلاَ سَائِلٍ فَخُذْهُ، وَإِلاَّ فَلاَ تُتْبِعْهُ نَفْسَكَ ‏"‏

Rapporté par 'Abdullah bin As-Sa'di : Quand il est allé voir 'Umar pendant son califat, 'Umar lui a dit : « N’ai-je pas entendu dire que tu fais certains travaux pour les gens mais que tu refuses d’être payé ? » 'Abdullah a ajouté : J’ai répondu : « Oui. » 'Umar a demandé : « Pourquoi fais-tu cela ? » J’ai dit : « J’ai des chevaux, des esclaves et je vis dans l’aisance, et je souhaite que mon salaire soit offert comme aumône aux musulmans. » 'Umar a dit : « Ne fais pas cela, car j’ai voulu faire comme toi. Le Messager d’Allah (ﷺ) me faisait des cadeaux et je lui disais : “Donne-le à quelqu’un qui en a plus besoin que moi.” Un jour, il m’a donné de l’argent et j’ai dit : “Donne-le à quelqu’un qui en a plus besoin que moi.” Alors le Prophète (ﷺ) a dit : “Prends-le, garde-le avec toi, puis donne-le en aumône. Prends ce qui t’arrive sans que tu le recherches ni le demandes ; sinon, ne cherche pas à l’obtenir toi-même.” »

Référence: Livre 93, Hadith 27
Sahih al-Boukhari 7164

وَعَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَنْ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ، يَقُولُ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُعْطِينِي الْعَطَاءَ فَأَقُولُ أَعْطِهِ أَفْقَرَ إِلَيْهِ مِنِّي‏.‏ حَتَّى أَعْطَانِي مَرَّةً مَالاً فَقُلْتُ أَعْطِهِ مَنْ هُوَ أَفْقَرُ إِلَيْهِ مِنِّي‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ خُذْهُ فَتَمَوَّلْهُ وَتَصَدَّقْ بِهِ، فَمَا جَاءَكَ مِنْ هَذَا الْمَالِ وَأَنْتَ غَيْرُ مُشْرِفٍ وَلاَ سَائِلٍ فَخُذْهُ، وَمَا لاَ فَلاَ تُتْبِعْهُ نَفْسَكَ ‏"‏‏.‏

Rapporté par 'Abdullah bin 'Umar : J’ai entendu 'Umar dire : « Le Prophète (ﷺ) me donnait parfois de l’argent (une allocation) et je lui disais : “Donne-le à quelqu’un qui en a plus besoin que moi.” Un jour, il m’a donné de l’argent et j’ai dit : “Donne-le à quelqu’un qui en a plus besoin que moi.” Le Prophète (ﷺ) m’a dit : “Prends-le, garde-le avec toi, puis donne-le en aumône. Prends ce qui t’arrive sans que tu le recherches ni le demandes ; prends-le, mais ne cherche pas à obtenir ce qu’on ne t’a pas donné.” »

Référence: Livre 93, Hadith 28
Sahih al-Boukhari 7165

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ الزُّهْرِيُّ عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ شَهِدْتُ الْمُتَلاَعِنَيْنِ وَأَنَا ابْنُ خَمْسَ، عَشْرَةَ فُرِّقَ بَيْنَهُمَا‏.‏

Rapporté par Sahl bin Sa`d : J’ai été témoin d’un mari et de sa femme impliqués dans une affaire de Lian. Ensuite, le divorce a été prononcé. J’avais alors quinze ans

Référence: Livre 93, Hadith 29
Sahih al-Boukhari 7166

حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ سَهْلٍ، أَخِي بَنِي سَاعِدَةَ أَنَّ رَجُلاً، مِنَ الأَنْصَارِ جَاءَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَرَأَيْتَ رَجُلاً وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً، أَيَقْتُلُهُ فَتَلاَعَنَا فِي الْمَسْجِدِ وَأَنَا شَاهِدٌ‏.‏

Rapporté par Sahl (le frère de Bani Sa`ida) : Un homme des Ansar est venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Si un homme trouve un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer ? » Cet homme et sa femme ont alors fait le Lian dans la mosquée pendant que j’étais présent

Référence: Livre 93, Hadith 30
Sahih al-Boukhari 7167

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، وَسَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ أَتَى رَجُلٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ فِي الْمَسْجِدِ فَنَادَاهُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي زَنَيْتُ‏.‏ فَأَعْرَضَ عَنْهُ‏.‏ فَلَمَّا شَهِدَ عَلَى نَفْسِهِ أَرْبَعًا قَالَ ‏"‏ أَبِكَ جُنُونٌ ‏"‏‏.‏ قَالَ لاَ‏.‏ قَالَ ‏"‏ اذْهَبُوا بِهِ فَارْجُمُوهُ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était dans la mosquée, et il l’a interpellé en disant : « Ô Messager d’Allah ! J’ai commis un acte sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a détourné son visage, mais lorsque l’homme a témoigné contre lui-même à quatre reprises, le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Es-tu fou ? » L’homme a répondu : « Non. » Alors le Prophète (ﷺ) a dit à ses compagnons : « Emmenez-le et lapidez-le à mort. »

Référence: Livre 93, Hadith 31
Sahih al-Boukhari 7168

قَالَ ابْنُ شِهَابٍ فَأَخْبَرَنِي مَنْ، سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ كُنْتُ فِيمَنْ رَجَمَهُ بِالْمُصَلَّى‏.‏ رَوَاهُ يُونُسُ وَمَعْمَرٌ وَابْنُ جُرَيْجٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ جَابِرٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي الرَّجْمِ‏.‏

Rapporté par Jabir bin Abdullah : J’étais parmi ceux qui l’ont lapidé au Musalla à Médine

Référence: Livre 93, Hadith 32
Sahih al-Boukhari 7169

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ ابْنَةِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ، وَإِنَّكُمْ تَخْتَصِمُونَ إِلَىَّ، وَلَعَلَّ بَعْضَكُمْ أَنْ يَكُونَ أَلْحَنَ بِحُجَّتِهِ مِنْ بَعْضٍ فَأَقْضِي نَحْوَ مَا أَسْمَعُ، فَمَنْ قَضَيْتُ لَهُ بِحَقِّ أَخِيهِ شَيْئًا فَلاَ يَأْخُذْهُ، فَإِنَّمَا أَقْطَعُ لَهُ قِطْعَةً مِنَ النَّارِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Um Salama : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je ne suis qu’un être humain, et vous venez à moi avec vos litiges ; il se peut que l’un de vous présente son cas de façon plus convaincante que l’autre, et je rends mon jugement selon ce que j’entends. Donc, si jamais je juge par erreur et que je donne le droit d’un frère à un autre, alors ce dernier ne doit pas le prendre, car je ne lui donne en réalité qu’un morceau de Feu. »

Référence: Livre 93, Hadith 33
Sahih al-Boukhari 7170

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ عُمَرَ بْنِ كَثِيرٍ، عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ، مَوْلَى أَبِي قَتَادَةَ أَنَّ أَبَا قَتَادَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ حُنَيْنٍ ‏"‏ مَنْ لَهُ بَيِّنَةٌ عَلَى قَتِيلٍ قَتَلَهُ، فَلَهُ سَلَبُهُ ‏"‏‏.‏ فَقُمْتُ لأَلْتَمِسَ بَيِّنَةً عَلَى قَتِيلٍ، فَلَمْ أَرَ أَحَدًا يَشْهَدُ لِي، فَجَلَسْتُ، ثُمَّ بَدَا لِي فَذَكَرْتُ أَمْرَهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ جُلَسَائِهِ سِلاَحُ هَذَا الْقَتِيلِ الَّذِي يَذْكُرُ عِنْدِي‏.‏ قَالَ فَأَرْضِهِ مِنْهُ‏.‏ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ كَلاَّ لاَ يُعْطِهِ أُصَيْبِغَ مِنْ قُرَيْشٍ وَيَدَعَ أَسَدًا مِنْ أُسْدِ اللَّهِ يُقَاتِلُ عَنِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ‏.‏ قَالَ فَأَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَدَّاهُ إِلَىَّ فَاشْتَرَيْتُ مِنْهُ خِرَافًا فَكَانَ أَوَّلَ مَالٍ تَأَثَّلْتُهُ‏.‏ قَالَ لِي عَبْدُ اللَّهِ عَنِ اللَّيْثِ فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَأَدَّاهُ إِلَىَّ‏.‏ وَقَالَ أَهْلُ الْحِجَازِ الْحَاكِمُ لاَ يَقْضِي بِعِلْمِهِ، شَهِدَ بِذَلِكَ فِي وِلاَيَتِهِ أَوْ قَبْلَهَا‏.‏ وَلَوْ أَقَرَّ خَصْمٌ عِنْدَهُ لآخَرَ بِحَقٍّ فِي مَجْلِسِ الْقَضَاءِ، فَإِنَّهُ لاَ يَقْضِي عَلَيْهِ فِي قَوْلِ بَعْضِهِمْ، حَتَّى يَدْعُوَ بِشَاهِدَيْنِ فَيُحْضِرَهُمَا إِقْرَارَهُ‏.‏ وَقَالَ بَعْضُ أَهْلِ الْعِرَاقِ مَا سَمِعَ أَوْ رَآهُ فِي مَجْلِسِ الْقَضَاءِ قَضَى بِهِ، وَمَا كَانَ فِي غَيْرِهِ لَمْ يَقْضِ إِلاَّ بِشَاهِدَيْنِ‏.‏ وَقَالَ آخَرُونَ مِنْهُمْ بَلْ يَقْضِي بِهِ، لأَنَّهُ مُؤْتَمَنٌ، وَإِنَّمَا يُرَادُ مِنَ الشَّهَادَةِ مَعْرِفَةُ الْحَقِّ، فَعِلْمُهُ أَكْثَرُ مِنَ الشَّهَادَةِ‏.‏ وَقَالَ بَعْضُهُمْ يَقْضِي بِعِلْمِهِ فِي الأَمْوَالِ، وَلاَ يَقْضِي فِي غَيْرِهَا‏.‏ وَقَالَ الْقَاسِمُ لاَ يَنْبَغِي لِلْحَاكِمِ أَنْ يُمْضِيَ قَضَاءً بِعِلْمِهِ دُونَ عِلْمِ غَيْرِهِ، مَعَ أَنَّ عِلْمَهُ أَكْثَرُ مِنْ شَهَادَةِ غَيْرِهِ، وَلَكِنَّ فِيهِ تَعَرُّضًا لِتُهَمَةِ نَفْسِهِ عِنْدَ الْمُسْلِمِينَ، وَإِيقَاعًا لَهُمْ فِي الظُّنُونِ، وَقَدْ كَرِهَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الظَّنَّ فَقَالَ ‏"‏ إِنَّمَا هَذِهِ صَفِيَّةُ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Qatada : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit le jour de la bataille de Hunayn : « Celui qui a tué un mécréant et en apporte la preuve ou un témoin, alors ses armes et ses biens lui appartiendront. » Je me suis levé pour chercher un témoin qui attesterait que j’avais tué un mécréant, mais je n’en ai pas trouvé et je me suis assis. Ensuite, j’ai pensé que je devrais en parler au Messager d’Allah (ﷺ). Quand je l’ai fait, un homme parmi ceux qui étaient assis avec lui a dit : « Les armes de la personne tuée dont il parle sont avec moi, alors s’il te plaît, règle cela pour lui. » Abu Bakr a dit : « Non, il ne donnera pas les armes à un Qouraychite et privera l’un des lions d’Allah qui combat pour Allah et Son Messager. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et me les a données. J’ai acheté un jardin avec leur prix, et ce fut mon premier bien acquis grâce au butin de guerre. Les gens du Hijaz disaient : « Un juge ne doit pas rendre un jugement selon sa propre connaissance, qu’il ait été témoin au moment où il était juge ou avant. » Et si un plaideur fait un aveu en faveur de son adversaire devant le tribunal, selon certains savants, le juge ne doit pas rendre de jugement contre lui tant que ce dernier n’a pas appelé deux témoins pour attester de son aveu. Certains gens d’Irak disaient : « Un juge peut juger selon ce qu’il entend ou ce dont il est témoin (l’aveu du plaideur) devant le tribunal, mais si l’aveu a lieu en dehors du tribunal, il ne doit pas juger sauf si deux témoins attestent de l’aveu. » Certains disaient : « Un juge peut juger selon sa propre connaissance de l’affaire car il est digne de confiance, et le témoin n’est là que pour révéler la vérité. La connaissance du juge est supérieure à celle du témoin. » D’autres disaient : « Un juge ne peut juger selon sa connaissance que dans les affaires de biens, mais pas dans les autres cas. » Al-Qasim disait : « Un juge ne doit pas rendre un jugement selon sa propre connaissance si les autres ne savent pas ce qu’il sait, même si sa connaissance est supérieure à celle d’un témoin, car il pourrait alors s’exposer à des soupçons de la part des musulmans et provoquer chez eux des doutes injustifiés. »

Référence: Livre 93, Hadith 34
Sahih al-Boukhari 7171

حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَتَتْهُ صَفِيَّةُ بِنْتُ حُيَىٍّ فَلَمَّا رَجَعَتِ انْطَلَقَ مَعَهَا، فَمَرَّ بِهِ رَجُلاَنِ مِنَ الأَنْصَارِ فَدَعَاهُمَا فَقَالَ ‏"‏ إِنَّمَا هِيَ صَفِيَّةُ ‏"‏‏.‏ قَالاَ سُبْحَانَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ إِنَّ الشَّيْطَانَ يَجْرِي مِنِ ابْنِ آدَمَ مَجْرَى الدَّمِ ‏"‏‏.‏ رَوَاهُ شُعَيْبٌ وَابْنُ مُسَافِرٍ وَابْنُ أَبِي عَتِيقٍ وَإِسْحَاقُ بْنُ يَحْيَى عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ عَلِيٍّ ـ يَعْنِي ابْنَ حُسَيْنٍ ـ عَنْ صَفِيَّةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Rapporté par `Ali bin Husain : Safiya bint Huyai est venue voir le Prophète (dans la mosquée), et lorsqu’elle est repartie, le Prophète (ﷺ) l’a accompagnée. Deux hommes des Ansar sont alors passés près d’eux et le Prophète les a appelés en disant : « C’est Safiya ! » Les deux hommes ont dit : « Gloire à Allah ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Satan circule dans le corps humain comme le sang. »

Référence: Livre 93, Hadith 35
Sahih al-Boukhari 7172

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا الْعَقَدِيُّ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي قَالَ، بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَبِي وَمُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ عَلَى الْيَمَنِ فَقَالَ ‏"‏ يَسِّرَا وَلاَ تُعَسِّرَا، وَبَشِّرَا وَلاَ تُنَفِّرَا، وَتَطَاوَعَا ‏"‏‏.‏ فَقَالَ لَهُ أَبُو مُوسَى إِنَّهُ يُصْنَعُ بِأَرْضِنَا الْبِتْعُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ كُلُّ مُسْكِرٍ حَرَامٌ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ النَّضْرُ وَأَبُو دَاوُدَ وَيَزِيدُ بْنُ هَارُونَ وَوَكِيعٌ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ سَعِيدٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ جَدِّهِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Rapporté par Abu Burda : Le Prophète (ﷺ) a envoyé mon père et Mu`adh bin Jabal au Yémen et leur a dit : « Facilitez la vie aux gens et ne leur compliquez pas les choses, annoncez-leur de bonnes nouvelles et ne les repoussez pas (c’est-à-dire ne rendez pas les bonnes actions détestables), et travaillez ensemble dans la coopération et la compréhension mutuelle. » Abu Musa a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Dans notre pays, il y a une boisson alcoolisée spéciale appelée Al-Bit’ qui est préparée pour être bue. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Toute boisson enivrante est interdite. »

Référence: Livre 93, Hadith 36
Sahih al-Boukhari 7173

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ سُفْيَانَ، حَدَّثَنِي مَنْصُورٌ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ أَبِي مُوسَى، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ فُكُّوا الْعَانِيَ وَأَجِيبُوا الدَّاعِيَ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Libérez les captifs et acceptez les invitations. »

Référence: Livre 93, Hadith 37
Sahih al-Boukhari 7174

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَنَّهُ سَمِعَ عُرْوَةَ، أَخْبَرَنَا أَبُو حُمَيْدٍ السَّاعِدِيُّ، قَالَ اسْتَعْمَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم رَجُلاً مِنْ بَنِي أَسَدٍ يُقَالُ لَهُ ابْنُ الأُتَبِيَّةِ عَلَى صَدَقَةٍ فَلَمَّا قَدِمَ قَالَ هَذَا لَكُمْ وَهَذَا أُهْدِيَ لِي‏.‏ فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْمِنْبَرِ ـ قَالَ سُفْيَانُ أَيْضًا فَصَعِدَ الْمِنْبَرَ ـ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ مَا بَالُ الْعَامِلِ نَبْعَثُهُ، فَيَأْتِي يَقُولُ هَذَا لَكَ وَهَذَا لِي‏.‏ فَهَلاَّ جَلَسَ فِي بَيْتِ أَبِيهِ وَأُمِّهِ فَيَنْظُرُ أَيُهْدَى لَهُ أَمْ لاَ، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لاَ يَأْتِي بِشَىْءٍ إِلاَّ جَاءَ بِهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ يَحْمِلُهُ عَلَى رَقَبَتِهِ، إِنْ كَانَ بَعِيرًا لَهُ رُغَاءٌ، أَوْ بَقَرَةً لَهَا خُوَارٌ، أَوْ شَاةً تَيْعَرُ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ رَفَعَ يَدَيْهِ حَتَّى رَأَيْنَا عُفْرَتَىْ إِبْطَيْهِ ‏"‏ أَلاَ هَلْ بَلَّغْتُ ‏"‏ ثَلاَثًا‏.‏ قَالَ سُفْيَانُ قَصَّهُ عَلَيْنَا الزُّهْرِيُّ‏.‏ وَزَادَ هِشَامٌ عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي حُمَيْدٍ قَالَ سَمِعَ أُذُنَاىَ وَأَبْصَرَتْهُ عَيْنِي، وَسَلُوا زَيْدَ بْنَ ثَابِتٍ فَإِنَّهُ سَمِعَهُ مَعِي‏.‏ وَلَمْ يَقُلِ الزُّهْرِيُّ سَمِعَ أُذُنِي‏.‏ ‏{‏خُوَارٌ‏}‏ صَوْتٌ، وَالْجُؤَارُ مِنْ تَجْأَرُونَ كَصَوْتِ الْبَقَرَةِ‏.‏

Rapporté par Abu Humaid Al-Sa`idi : Le Prophète (ﷺ) a nommé un homme de la tribu de Bani Asad, appelé Ibn Al-Utabiyya, pour collecter la Zakat. Quand il est revenu avec l’argent, il a dit au Prophète : « Ceci est pour toi et ceci m’a été offert en cadeau. » Le Prophète (ﷺ) s’est levé sur la chaire (Sufyan a dit qu’il est monté sur la chaire), et après avoir glorifié et loué Allah, il a dit : « Qu’arrive-t-il à l’employé que nous envoyons collecter la Zakat, qui revient en disant : “Ceci est pour toi et cela est pour moi” ? Pourquoi n’est-il pas resté chez son père et sa mère pour voir s’il aurait reçu des cadeaux ou non ? Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, quiconque prend quelque chose de façon illégale le portera le Jour de la Résurrection sur son cou : si c’est un chameau, il grognera ; si c’est une vache, elle meuglera ; et si c’est un mouton, il bêlera ! » Le Prophète (ﷺ) a ensuite levé les deux mains jusqu’à ce que nous voyions la blancheur de ses aisselles et il a dit : « Sans aucun doute ! N’ai-je pas transmis le Message d’Allah ? » Et il l’a répété trois fois

Référence: Livre 93, Hadith 38
Sahih al-Boukhari 7175

حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي ابْنُ جُرَيْجٍ، أَنَّ نَافِعًا، أَخْبَرَهُ أَنَّ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَخْبَرَهُ قَالَ كَانَ سَالِمٌ مَوْلَى أَبِي حُذَيْفَةَ يَؤُمُّ الْمُهَاجِرِينَ الأَوَّلِينَ وَأَصْحَابَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي مَسْجِدِ قُبَاءٍ، فِيهِمْ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ وَأَبُو سَلَمَةَ وَزَيْدٌ وَعَامِرُ بْنُ رَبِيعَةَ‏.‏

Rapporté par Ibn `Umar : Salim, l’esclave affranchi d’Abu Hudhaifa, dirigeait la prière pour les premiers Muhajirin (émigrants) et les compagnons du Prophète (ﷺ) dans la mosquée de Quba. Parmi ceux qui priaient derrière lui, il y avait Abu Bakr, `Umar, Abu Salama et Amir bin Rabi`a

Référence: Livre 93, Hadith 39
Sahih al-Boukhari 7177

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، حَدَّثَنِي إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَمِّهِ، مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ قَالَ ابْنُ شِهَابٍ حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ مَرْوَانَ بْنَ الْحَكَمِ، وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ، أَخْبَرَاهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ حِينَ أَذِنَ لَهُمُ الْمُسْلِمُونَ فِي عِتْقِ سَبْىِ هَوَازِنَ ‏ "‏ إِنِّي لاَ أَدْرِي مَنْ أَذِنَ مِنْكُمْ مِمَّنْ لَمْ يَأْذَنْ، فَارْجِعُوا حَتَّى يَرْفَعَ إِلَيْنَا عُرَفَاؤُكُمْ أَمْرَكُمْ ‏"‏‏.‏ فَرَجَعَ النَّاسُ فَكَلَّمَهُمْ عُرَفَاؤُهُمْ، فَرَجَعُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرُوهُ أَنَّ النَّاسَ قَدْ طَيَّبُوا وَأَذِنُوا‏.‏

Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Marwan bin Al-Hakam et Al-Miswar bin Makhrama lui ont raconté que lorsque les musulmans ont été autorisés à libérer les prisonniers de Hawazin, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je ne sais pas qui parmi vous est d’accord et qui ne l’est pas. Retournez auprès de vos ‘Urafa’ pour qu’ils nous transmettent votre décision. » Les gens sont donc repartis, leurs ‘Urafa’ ont discuté avec eux, puis sont revenus vers le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont dit que tout le monde avait accepté avec joie et avait donné son accord pour libérer les prisonniers

Référence: Livre 93, Hadith 40
Sahih al-Boukhari 7178

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ زَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أُنَاسٌ لاِبْنِ عُمَرَ إِنَّا نَدْخُلُ عَلَى سُلْطَانِنَا فَنَقُولُ لَهُمْ خِلاَفَ مَا نَتَكَلَّمُ إِذَا خَرَجْنَا مِنْ عِنْدِهِمْ قَالَ كُنَّا نَعُدُّهَا نِفَاقًا‏.‏

Rapporté par Muhammad bin Zaid bin `Abdullah bin `Umar : Certaines personnes ont dit à Ibn `Umar : « Quand nous sommes devant nos dirigeants, nous disons du bien d’eux, mais quand nous partons, nous disons le contraire. » Ibn `Umar a dit : « Nous considérions cela comme de l’hypocrisie. »

Référence: Livre 93, Hadith 41
Sahih al-Boukhari 7179

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ، عَنْ عِرَاكٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ إِنْ شَرَّ النَّاسِ ذُو الْوَجْهَيْنِ، الَّذِي يَأْتِي هَؤُلاَءِ بِوَجْهٍ وَهَؤُلاَءِ بِوَجْهٍ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le pire des hommes est celui qui a deux visages, qui va voir certains avec un visage et d’autres avec un autre visage. »

Référence: Livre 93, Hadith 42
Sahih al-Boukhari 7180

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ هِنْدَ، قَالَتْ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ شَحِيحٌ، فَأَحْتَاجُ أَنْ آخُذَ مِنْ مَالِهِ‏.‏ قَالَ ‏ "‏ خُذِي مَا يَكْفِيكِ وَوَلَدَكِ بِالْمَعْرُوفِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Aisha : Hind (bint `Utba) a dit au Prophète (ﷺ) : « Abu Sufyan est un homme avare et j’ai besoin de prendre un peu de son argent. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends raisonnablement ce qui est suffisant pour toi et tes enfants. »

Référence: Livre 93, Hadith 43
Sahih al-Boukhari 7181

حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ زَيْنَبَ ابْنَةَ أَبِي سَلَمَةَ، أَخْبَرَتْهُ أَنَّ أُمَّ سَلَمَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَخْبَرَتْهَا عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ سَمِعَ خُصُومَةً بِبَابِ حُجْرَتِهِ فَخَرَجَ إِلَيْهِمْ فَقَالَ ‏ "‏ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ، وَإِنَّهُ يَأْتِينِي الْخَصْمُ، فَلَعَلَّ بَعْضَكُمْ أَنْ يَكُونَ أَبْلَغَ مِنْ بَعْضٍ، فَأَحْسِبُ أَنَّهُ صَادِقٌ فَأَقْضِي لَهُ بِذَلِكَ، فَمَنْ قَضَيْتُ لَهُ بِحَقِّ مُسْلِمٍ، فَإِنَّمَا هِيَ قِطْعَةٌ مِنَ النَّارِ، فَلْيَأْخُذْهَا أَوْ لِيَتْرُكْهَا ‏"‏‏.‏

Rapporté par Um Salama (l’épouse du Prophète) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a entendu des gens se disputer devant la porte de sa maison, alors il est sorti vers eux et a dit : « Je ne suis qu’un être humain, et des personnes viennent me voir pour régler leurs différends. Il se peut que l’un d’entre vous soit plus convaincant que l’autre, et que je pense qu’il dit la vérité et que je tranche en sa faveur. Si jamais je rends un jugement en faveur de quelqu’un qui prend ainsi le droit d’un autre musulman sans raison, alors ce qu’il prend n’est qu’un morceau de Feu, à lui de le prendre ou de le laisser. »

Référence: Livre 93, Hadith 44
Sahih al-Boukhari 7182

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهَا قَالَتْ كَانَ عُتْبَةُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ عَهِدَ إِلَى أَخِيهِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ أَنَّ ابْنَ وَلِيدَةِ زَمْعَةَ مِنِّي فَاقْبِضْهُ إِلَيْكَ‏.‏ فَلَمَّا كَانَ عَامُ الْفَتْحِ أَخَذَهُ سَعْدٌ فَقَالَ ابْنُ أَخِي، قَدْ كَانَ عَهِدَ إِلَىَّ فِيهِ، فَقَامَ إِلَيْهِ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ فَقَالَ أَخِي وَابْنُ وَلِيدَةِ أَبِي، وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ‏.‏ فَتَسَاوَقَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ سَعْدٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ ابْنُ أَخِي، كَانَ عَهِدَ إِلَىَّ فِيهِ‏.‏ وَقَالَ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ أَخِي وَابْنُ وَلِيدَةِ أَبِي، وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ هُوَ لَكَ يَا عَبْدُ بْنَ زَمْعَةَ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ الْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ، وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قَالَ لِسَوْدَةَ بِنْتِ زَمْعَةَ ‏"‏ احْتَجِبِي مِنْهُ ‏"‏، لِمَا رَأَى مِنْ شَبَهِهِ بِعُتْبَةَ، فَمَا رَآهَا حَتَّى لَقِيَ اللَّهَ تَعَالَى‏.‏

Rapporté par `Aisha : `Utba bin Abi Waqqas a dit à son frère Sa`d bin Abi Waqqas : « Le fils de la servante de Zam`a est de moi, alors prends-le sous ta garde. » Ainsi, l’année de la conquête de La Mecque, Sa`d l’a pris et a dit : « C’est le fils de mon frère, que mon frère m’a demandé de prendre sous ma garde. » `Abd bin Zam`a s’est alors levé devant lui et a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né dans le lit de mon père. » Ils ont donc présenté leur affaire devant l’Envoyé d’Allah (ﷺ). Sa`d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce garçon est le fils de mon frère et il me l’a confié. » `Abd bin Zam`a a dit : « Ce garçon est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né dans le lit de mon père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le garçon est pour toi, ô `Abd bin Zam`a ! » Puis l’Envoyé d’Allah a ajouté : « L’enfant appartient au propriétaire du lit, et la pierre est pour l’adultère. » Il a ensuite dit à Sauda bint Zam`a : « Voile-toi devant lui », car il avait remarqué que l’enfant ressemblait à `Utba. Le garçon ne l’a plus jamais vue jusqu’à sa mort

Référence: Livre 93, Hadith 45
Sahih al-Boukhari 7184

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، وَالأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لاَ يَحْلِفُ عَلَى يَمِينِ صَبْرٍ، يَقْتَطِعُ مَالاً وَهْوَ فِيهَا فَاجِرٌ، إِلاَّ لَقِيَ اللَّهَ وَهْوَ عَلَيْهِ غَضْبَانُ ‏"‏‏.‏ فَأَنْزَلَ اللَّهُ ‏{‏إِنَّ الَّذِينَ يَشْتَرُونَ بِعَهْدِ اللَّهِ‏}‏ الآيَةَ‏.‏ فَجَاءَ الأَشْعَثُ وَعَبْدُ اللَّهِ يُحَدِّثُهُمْ فَقَالَ فِيَّ نَزَلَتْ وَفِي رَجُلٍ خَاصَمْتُهُ فِي بِئْرٍ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَلَكَ بَيِّنَةٌ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ لاَ‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَلْيَحْلِفْ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ إِذًا يَحْلِفُ‏.‏ فَنَزَلَتْ ‏{‏إِنَّ الَّذِينَ يَشْتَرُونَ بِعَهْدِ اللَّهِ‏}‏ الآيَةَ‏.‏

Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un, à la demande d’un juge, jure pour s’approprier le bien d’un musulman alors qu’il ment, il rencontrera Allah en colère contre lui. » Alors Allah a révélé : « Ceux qui échangent l’alliance d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… » (3.77) Al-Ashath est arrivé pendant que `Abdullah racontait cela aux gens. Al-Ashath a dit : « Ce verset a été révélé à propos de moi et d’un autre homme avec qui j’avais un différend au sujet d’un puits. Le Prophète (ﷺ) m’a dit : “As-tu une preuve ?” J’ai répondu : “Non.” Il a dit : “Que ton adversaire jure.” J’ai dit : Je suis sûr qu’il va jurer faussement. » C’est alors que ce verset a été révélé : « Ceux qui échangent l’alliance d’Allah et leurs serments contre un maigre profit… »

Référence: Livre 93, Hadith 46
Sahih al-Boukhari 7185

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ زَيْنَبَ بِنْتَ أَبِي سَلَمَةَ، أَخْبَرَتْهُ عَنْ أُمِّهَا أُمِّ سَلَمَةَ، قَالَتْ سَمِعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم جَلَبَةَ خِصَامٍ عِنْدَ بَابِهِ فَخَرَجَ عَلَيْهِمْ فَقَالَ ‏ "‏ إِنَّمَا أَنَا بَشَرٌ، وَإِنَّهُ يَأْتِينِي الْخَصْمُ، فَلَعَلَّ بَعْضًا أَنْ يَكُونَ أَبْلَغَ مِنْ بَعْضٍ، أَقْضِي لَهُ بِذَلِكَ وَأَحْسِبُ أَنَّهُ صَادِقٌ، فَمَنْ قَضَيْتُ لَهُ بِحَقِّ مُسْلِمٍ فَإِنَّمَا هِيَ قِطْعَةٌ مِنَ النَّارِ، فَلْيَأْخُذْهَا أَوْ لِيَدَعْهَا ‏"‏‏.‏

Rapporté par Um Salama : Le Prophète (ﷺ) a entendu des gens se disputer près de sa porte, alors il est sorti vers eux et a dit : « Je ne suis qu’un être humain, et des personnes viennent à moi pour régler leurs différends. Il se peut que l’un d’eux expose son cas de façon plus convaincante que l’autre, et je rends alors un jugement en sa faveur en pensant qu’il dit la vérité. Donc, si je donne par erreur le droit d’un musulman à un autre, ce bien sera en réalité un morceau de Feu, à chacun de choisir de le prendre ou de le laisser. »

Référence: Livre 93, Hadith 47
Sahih al-Boukhari 7186

حَدَّثَنَا ابْنُ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بِشْرٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا سَلَمَةُ بْنُ كُهَيْلٍ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ بَلَغَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ رَجُلاً مِنْ أَصْحَابِهِ أَعْتَقَ غُلاَمًا عَنْ دُبُرٍ، لَمْ يَكُنْ لَهُ مَالٌ غَيْرَهُ، فَبَاعَهُ بِثَمَانِمِائَةِ دِرْهَمٍ، ثُمَّ أَرْسَلَ بِثَمَنِهِ إِلَيْهِ‏.‏

Rapporté par Jabir : Le Prophète (ﷺ) a appris que l’un de ses compagnons avait promis d’affranchir son esclave après sa mort, mais comme il n’avait aucun autre bien que cet esclave, le Prophète (ﷺ) a vendu l’esclave pour 800 dirhams et a envoyé l’argent à ce compagnon

Référence: Livre 93, Hadith 48
Sahih al-Boukhari 7187

حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْثًا وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ، فَطُعِنَ فِي إِمَارَتِهِ، وَقَالَ ‏ "‏ إِنْ تَطْعَنُوا فِي إِمَارَتِهِ فَقَدْ كُنْتُمْ تَطْعَنُونَ فِي إِمَارَةِ أَبِيهِ مِنْ قَبْلِهِ، وَايْمُ اللَّهِ إِنْ كَانَ لَخَلِيقًا لِلإِمْرَةِ، وَإِنْ كَانَ لَمِنْ أَحَبِّ النَّاسِ إِلَىَّ، وَإِنَّ هَذَا لَمِنْ أَحَبِّ النَّاسِ إِلَىَّ بَعْدَهُ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé une unité de l’armée dirigée par Usama bin Zaid, et les gens ont critiqué son commandement. Le Prophète (ﷺ) a dit aux gens : « Si vous critiquez son commandement maintenant, vous critiquiez déjà celui de son père auparavant. Par Allah, son père méritait ce poste et il faisait partie des personnes que j’aimais le plus, et maintenant son fils (Usama) est aussi l’un de ceux que j’aime le plus après lui. »

Référence: Livre 93, Hadith 49
Sahih al-Boukhari 7188

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، سَمِعْتُ ابْنَ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ أَبْغَضُ الرِّجَالِ إِلَى اللَّهِ الأَلَدُّ الْخَصِمُ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La personne la plus détestée par Allah est celle qui se dispute le plus. »

Référence: Livre 93, Hadith 50
Sahih al-Boukhari 7189

حَدَّثَنَا مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَالِدًا ح وَحَدَّثَنِي نُعَيْمٌ أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ سَالِمٍ عَنْ أَبِيهِ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَالِدَ بْنَ الْوَلِيدِ إِلَى بَنِي جَذِيمَةَ فَلَمْ يُحْسِنُوا أَنْ يَقُولُوا أَسْلَمْنَا‏.‏ فَقَالُوا صَبَأْنَا صَبَأْنَا، فَجَعَلَ خَالِدٌ يَقْتُلُ وَيَأْسِرُ، وَدَفَعَ إِلَى كُلِّ رَجُلٌ مِنَّا أَسِيرَهُ، فَأَمَرَ كُلَّ رَجُلٍ مِنَّا أَنْ يَقْتُلَ أَسِيرَهُ، فَقُلْتُ وَاللَّهِ لاَ أَقْتُلُ أَسِيرِي وَلاَ يَقْتُلُ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِي أَسِيرَهُ‏.‏ فَذَكَرْنَا ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏ "‏ اللَّهُمَّ إِنِّي أَبْرَأُ إِلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ ‏"‏، مَرَّتَيْنِ‏.‏

Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a envoyé (une unité de l’armée sous le commandement de) Khalid bin Al-Walid pour combattre la tribu de Bani Jadhima. Ces gens n’arrivaient pas à dire “Aslamna”, mais disaient : “Saba’na ! Saba’na !” Khalid a continué à en tuer certains et à en faire prisonniers d’autres, puis il a donné un prisonnier à chacun de nous et a ordonné à chacun de tuer son prisonnier. J’ai dit : « Par Allah, je ne tuerai pas mon prisonnier et aucun de mes compagnons ne tuera le sien ! » Nous avons ensuite parlé de cela au Prophète (ﷺ) et il a dit : « Ô Allah ! Je me désavoue de ce qu’a fait Khalid bin Al-Walid », et il l’a répété deux fois

Référence: Livre 93, Hadith 51
Sahih al-Boukhari 7190

حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، حَدَّثَنَا أَبُو حَازِمٍ الْمَدِينِيُّ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ، قَالَ كَانَ قِتَالٌ بَيْنَ بَنِي عَمْرٍو، فَبَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَصَلَّى الظُّهْرَ، ثُمَّ أَتَاهُمْ يُصْلِحُ بَيْنَهُمْ، فَلَمَّا حَضَرَتْ صَلاَةُ الْعَصْرِ فَأَذَّنَ بِلاَلٌ وَأَقَامَ وَأَمَرَ أَبَا بَكْرٍ فَتَقَدَّمَ، وَجَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ فِي الصَّلاَةِ، فَشَقَّ النَّاسَ حَتَّى قَامَ خَلْفَ أَبِي بَكْرٍ، فَتَقَدَّمَ فِي الصَّفِّ الَّذِي يَلِيهِ‏.‏ قَالَ وَصَفَّحَ الْقَوْمُ، وَكَانَ أَبُو بَكْرٍ إِذَا دَخَلَ فِي الصَّلاَةِ لَمْ يَلْتَفِتْ حَتَّى يَفْرُغَ، فَلَمَّا رَأَى التَّصْفِيحَ لاَ يُمْسَكُ عَلَيْهِ الْتَفَتَ فَرَأَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَلْفَهُ، فَأَوْمَأَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنِ امْضِهْ وَأَوْمَأَ بِيَدِهِ هَكَذَا، وَلَبِثَ أَبُو بَكْرٍ هُنَيَّةً يَحْمَدُ اللَّهَ عَلَى قَوْلِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ مَشَى الْقَهْقَرَى، فَلَمَّا رَأَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ذَلِكَ تَقَدَّمَ فَصَلَّى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالنَّاسِ، فَلَمَّا قَضَى صَلاَتَهُ قَالَ ‏"‏ يَا أَبَا بَكْرٍ مَا مَنَعَكَ إِذْ أَوْمَأْتُ إِلَيْكَ أَنْ لاَ تَكُونَ مَضَيْتَ ‏"‏‏.‏ قَالَ لَمْ يَكُنْ لاِبْنِ أَبِي قُحَافَةَ أَنْ يَؤُمَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم‏.‏ وَقَالَ لِلْقَوْمِ ‏"‏ إِذَا نَابَكُمْ أَمْرٌ، فَلْيُسَبِّحِ الرِّجَالُ، وَلْيُصَفِّحِ النِّسَاءُ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Saidi : Il y a eu une dispute parmi les Bani `Amr, et quand le Prophète en a été informé, il a accompli la prière du Zuhr puis il est parti pour réconcilier les gens. Entre-temps, l’heure de la prière de `Asr est arrivée, Bilal a appelé à la prière puis a fait l’Iqama et a demandé à Abu Bakr de diriger la prière. Abu Bakr s’est avancé. Le Prophète (ﷺ) est arrivé alors qu’Abu Bakr priait encore. Il est entré dans les rangs jusqu’à se tenir derrière Abu Bakr au premier rang. Les gens ont commencé à taper dans leurs mains. D’habitude, Abu Bakr, quand il priait, ne regardait jamais autour de lui avant d’avoir fini, mais cette fois, voyant que les gens n’arrêtaient pas de taper dans leurs mains, il a regardé et a vu le Prophète (ﷺ) derrière lui. Le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de continuer en agitant la main. Abu Bakr est resté un moment, remerciant Allah pour ce que le Prophète (ﷺ) avait dit, puis il a reculé en marchant à reculons. Quand le Prophète a vu cela, il s’est avancé et a dirigé la prière. Quand il a terminé, il a dit : « Ô Abu Bakr ! Qu’est-ce qui t’a empêché de continuer la prière après que je t’ai fait signe de le faire ? » Abu Bakr a répondu : « Il ne convient pas au fils d’Abi Quhafa de diriger la prière devant le Prophète (ﷺ). » Puis le Prophète (ﷺ) a dit aux gens : « Si un problème survient pendant la prière, que les hommes disent : Subhan Allah ! et que les femmes tapent dans leurs mains. »

Référence: Livre 93, Hadith 52
Sahih al-Boukhari 7191

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ أَبُو ثَابِتٍ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ بْنِ السَّبَّاقِ، عَنْ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ، قَالَ بَعَثَ إِلَىَّ أَبُو بَكْرٍ لِمَقْتَلِ أَهْلِ الْيَمَامَةِ وَعِنْدَهُ عُمَرُ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنَّ عُمَرَ أَتَانِي فَقَالَ إِنَّ الْقَتْلَ قَدِ اسْتَحَرَّ يَوْمَ الْيَمَامَةِ بِقُرَّاءِ الْقُرْآنِ، وَإِنِّي أَخْشَى أَنْ يَسْتَحِرَّ الْقَتْلُ بِقُرَّاءِ الْقُرْآنِ فِي الْمَوَاطِنِ كُلِّهَا، فَيَذْهَبَ قُرْآنٌ كَثِيرٌ، وَإِنِّي أَرَى أَنْ تَأْمُرَ بِجَمْعِ الْقُرْآنِ‏.‏ قُلْتُ كَيْفَ أَفْعَلُ شَيْئًا لَمْ يَفْعَلْهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ عُمَرُ هُوَ وَاللَّهِ خَيْرٌ‏.‏ فَلَمْ يَزَلْ عُمَرُ يُرَاجِعُنِي فِي ذَلِكَ حَتَّى شَرَحَ اللَّهُ صَدْرِي لِلَّذِي شَرَحَ لَهُ صَدْرَ عُمَرَ، وَرَأَيْتُ فِي ذَلِكَ الَّذِي رَأَى عُمَرُ‏.‏ قَالَ زَيْدٌ قَالَ أَبُو بَكْرٍ وَإِنَّكَ رَجُلٌ شَابٌّ عَاقِلٌ لاَ نَتَّهِمُكَ، قَدْ كُنْتَ تَكْتُبُ الْوَحْىَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَتَتَبَّعِ الْقُرْآنَ فَاجْمَعْهُ‏.‏ قَالَ زَيْدٌ فَوَاللَّهِ لَوْ كَلَّفَنِي نَقْلَ جَبَلٍ مِنَ الْجِبَالِ مَا كَانَ بِأَثْقَلَ عَلَىَّ مِمَّا كَلَّفَنِي مِنْ جَمْعِ الْقُرْآنِ‏.‏ قُلْتُ كَيْفَ تَفْعَلاَنِ شَيْئًا لَمْ يَفْعَلْهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ أَبُو بَكْرٍ هُوَ وَاللَّهِ خَيْرٌ‏.‏ فَلَمْ يَزَلْ يَحُثُّ مُرَاجَعَتِي حَتَّى شَرَحَ اللَّهُ صَدْرِي لِلَّذِي شَرَحَ اللَّهُ لَهُ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ وَعُمَرَ، وَرَأَيْتُ فِي ذَلِكَ الَّذِي رَأَيَا، فَتَتَبَّعْتُ الْقُرْآنَ أَجْمَعُهُ مِنَ الْعُسُبِ وَالرِّقَاعِ وَاللِّخَافِ وَصُدُورِ الرِّجَالِ، فَوَجَدْتُ آخِرَ سُورَةِ التَّوْبَةِ ‏{‏لَقَدْ جَاءَكُمْ رَسُولٌ مِنْ أَنْفُسِكُمْ‏}‏ إِلَى آخِرِهَا مَعَ خُزَيْمَةَ أَوْ أَبِي خُزَيْمَةَ فَأَلْحَقْتُهَا فِي سُورَتِهَا، وَكَانَتِ الصُّحُفُ عِنْدَ أَبِي بَكْرٍ حَيَاتَهُ حَتَّى تَوَفَّاهُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ، ثُمَّ عِنْدَ عُمَرَ حَيَاتَهُ حَتَّى تَوَفَّاهُ اللَّهُ، ثُمَّ عِنْدَ حَفْصَةَ بِنْتِ عُمَرَ‏.‏ قَالَ مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ اللِّخَافُ يَعْنِي الْخَزَفَ‏.‏

Rapporté par Zaid bin Thabit : Abu Bakr m’a fait venir à cause du grand nombre de morts lors de la bataille d’Al-Yamama, alors que `Umar était assis avec lui. Abu Bakr m’a dit : `Umar est venu me voir et m’a dit : “Beaucoup de lecteurs du Coran ont été tués le jour de la bataille d’Al-Yamama, et j’ai peur que cela continue sur d’autres champs de bataille, ce qui pourrait entraîner la perte d’une grande partie du Coran. Je pense donc qu’il serait bon que tu (Abu Bakr) fasses rassembler le Coran.” J’ai dit : “Comment pourrais-je faire quelque chose que le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas fait ?” `Umar a dit : “Par Allah, c’est une bonne chose.” `Umar a continué à insister jusqu’à ce qu’Allah m’ouvre le cœur à cette idée, comme Il l’avait fait pour `Umar, et j’ai alors eu le même avis que lui.” Abu Bakr m’a alors dit (à moi, Zaid) : “Tu es un jeune homme intelligent, nous n’avons aucun doute sur toi, et tu écrivais la Révélation pour le Messager d’Allah (ﷺ). Cherche donc tous les fragments du Coran et rassemble-les dans un seul livre.” Zaid a ajouté : Par Allah, si Abu Bakr m’avait demandé de déplacer une montagne d’un endroit à un autre, cela ne m’aurait pas semblé plus difficile que de rassembler le Coran. J’ai alors dit à `Umar et Abu Bakr : “Comment pouvez-vous faire quelque chose que le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas fait ?” Abu Bakr a répondu : “Par Allah, c’est une bonne chose.” Zaid a ajouté : Il a continué à insister jusqu’à ce qu’Allah m’ouvre le cœur à cette idée, comme Il l’avait fait pour Abu Bakr et `Umar, et j’ai alors eu le même avis qu’eux. J’ai donc commencé à rassembler le Coran à partir des tiges de palmiers sans feuilles, des morceaux de cuir, de peaux et de pierres, et à partir de la mémoire des hommes (qui avaient mémorisé le Coran). J’ai trouvé les derniers versets de la sourate At-Tawba : “Il est certes venu à vous un Messager issu de vous-mêmes…” (9.128-129) chez Khuza`ima ou Abi Khuza`ima, et je les ai ajoutés au reste de la sourate. Les manuscrits du Coran sont restés chez Abu Bakr jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui, puis chez `Umar jusqu’à ce qu’Allah le rappelle à Lui, puis chez Hafsa bint `Umar

Référence: Livre 93, Hadith 53
Sahih al-Boukhari 7192

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي لَيْلَى، ح حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي لَيْلَى بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ سَهْلٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ هُوَ، وَرِجَالٌ، مِنْ كُبَرَاءِ قَوْمِهِ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ سَهْلٍ وَمُحَيِّصَةَ خَرَجَا إِلَى خَيْبَرَ مِنْ جَهْدٍ أَصَابَهُمْ، فَأُخْبِرَ مُحَيِّصَةُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ قُتِلَ وَطُرِحَ فِي فَقِيرٍ أَوْ عَيْنٍ، فَأَتَى يَهُودَ فَقَالَ أَنْتُمْ وَاللَّهِ قَتَلْتُمُوهُ‏.‏ قَالُوا مَا قَتَلْنَاهُ وَاللَّهِ‏.‏ ثُمَّ أَقْبَلَ حَتَّى قَدِمَ عَلَى قَوْمِهِ فَذَكَرَ لَهُمْ، وَأَقْبَلَ هُوَ وَأَخُوهُ حُوَيِّصَةُ ـ وَهْوَ أَكْبَرُ مِنْهُ ـ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سَهْلٍ، فَذَهَبَ لِيَتَكَلَّمَ وَهْوَ الَّذِي كَانَ بِخَيْبَرَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِمُحَيِّصَةَ ‏"‏ كَبِّرْ كَبِّرْ ‏"‏‏.‏ يُرِيدُ السِّنَّ، فَتَكَلَّمَ حُوَيِّصَةُ ثُمَّ تَكَلَّمَ مُحَيِّصَةُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِمَّا أَنْ يَدُوا صَاحِبَكُمْ، وَإِمَّا أَنْ يُؤْذِنُوا بِحَرْبٍ ‏"‏‏.‏ فَكَتَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَيْهِمْ بِهِ، فَكُتِبَ مَا قَتَلْنَاهُ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِحُوَيِّصَةَ وَمُحَيِّصَةَ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ ‏"‏ أَتَحْلِفُونَ وَتَسْتَحِقُّونَ دَمَ صَاحِبِكُمْ ‏"‏‏.‏ قَالُوا لاَ‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَفَتَحْلِفُ لَكُمْ يَهُودُ ‏"‏‏.‏ قَالُوا لَيْسُوا بِمُسْلِمِينَ‏.‏ فَوَدَاهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ عِنْدِهِ مِائَةَ نَاقَةٍ حَتَّى أُدْخِلَتِ الدَّارَ‏.‏ قَالَ سَهْلٌ فَرَكَضَتْنِي مِنْهَا نَاقَةٌ‏.‏

Rapporté par Abu Laila bin `Abdullah bin `Abdur-Rahman bin Sahl : Sahl bin Abi Hathma et quelques notables de sa tribu ont raconté que `Abdullah bin Sahl et Muhaiyisa sont partis à Khaybar car ils vivaient dans la pauvreté et des conditions difficiles. Ensuite, Muhaiyisa a appris que `Abdullah avait été tué et jeté dans un puits ou une source. Muhaiyisa est allé voir les Juifs et leur a dit : « Par Allah, vous avez tué mon compagnon. » Les Juifs ont répondu : « Par Allah, nous ne l’avons pas tué. » Muhaiyisa est alors retourné auprès des siens et leur a raconté ce qui s’était passé. Lui, son frère aîné Huwaiyisa et `Abdur-Rahman bin Sahl sont allés voir le Prophète (ﷺ). Celui qui était à Khaybar a voulu parler, mais le Prophète (ﷺ) a dit à Muhaiyisa : « L’aîné ! L’aîné ! » c’est-à-dire : « Que le plus âgé d’entre vous parle. » Huwaiyisa a donc parlé en premier, puis Muhaiyisa. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les Juifs doivent soit payer le prix du sang pour votre compagnon décédé, soit se préparer à la guerre. » Après cela, le Messager d’Allah (ﷺ) a écrit une lettre aux Juifs à ce sujet, et ils ont répondu qu’ils ne l’avaient pas tué. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Huwaiyisa, Muhaiyisa et `Abdur-Rahman : « Pouvez-vous prêter serment pour avoir droit au prix du sang ? » Ils ont répondu : « Non. » Il leur a alors dit : « Voulez-vous que nous demandions aux Juifs de jurer devant vous ? » Ils ont répondu : « Mais les Juifs ne sont pas musulmans. » Alors le Prophète d’Allah leur a donné cent chamelles comme prix du sang, de sa propre part. Sahl a ajouté : Quand ces chamelles sont entrées dans la maison, l’une d’elles m’a donné un coup de patte

Référence: Livre 93, Hadith 54
Sahih al-Boukhari 7194

حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ، قَالاَ جَاءَ أَعْرَابِيٌّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ اقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ فَقَامَ خَصْمُهُ فَقَالَ صَدَقَ فَاقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ‏.‏ فَقَالَ الأَعْرَابِيُّ إِنَّ ابْنِي كَانَ عَسِيفًا عَلَى هَذَا فَزَنَى بِامْرَأَتِهِ، فَقَالُوا لِي عَلَى ابْنِكَ الرَّجْمُ‏.‏ فَفَدَيْتُ ابْنِي مِنْهُ بِمِائَةٍ مِنَ الْغَنَمِ وَوَلِيدَةٍ، ثُمَّ سَأَلْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ فَقَالُوا إِنَّمَا عَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لأَقْضِيَنَّ بَيْنَكُمَا بِكِتَابِ اللَّهِ، أَمَّا الْوَلِيدَةُ وَالْغَنَمُ فَرَدٌّ عَلَيْكَ، وَعَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ، وَأَمَّا أَنْتَ يَا أُنَيْسُ ـ لِرَجُلٍ ـ فَاغْدُ عَلَى امْرَأَةِ هَذَا فَارْجُمْهَا ‏"‏‏.‏ فَغَدَا عَلَيْهَا أُنَيْسٌ فَرَجَمَهَا‏.‏

Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un bédouin est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Juge entre nous selon le Livre d’Allah (les lois). » Son adversaire s’est levé et a dit : « Il a dit la vérité, alors juge entre nous selon les lois d’Allah. » Le bédouin a expliqué : « Mon fils travaillait pour cet homme et a eu des rapports interdits avec sa femme. Les gens m’ont dit : ‘Ton fils doit être lapidé’, alors j’ai racheté mon fils avec cent moutons et une esclave. Ensuite, j’ai demandé à des savants religieux et ils m’ont dit : ‘Ton fils doit recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an.’ » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vais juger entre vous selon le Livre d’Allah ! Quant à l’esclave et aux moutons, ils doivent te revenir, et ton fils recevra cent coups de fouet et sera exilé un an. Ô Unais ! » Le Prophète (ﷺ) s’est adressé à un homme : « Va demain matin chez la femme de cet homme et lapide-la. » Unais y est donc allé le lendemain matin et l’a lapidée

Référence: Livre 93, Hadith 55
Sahih al-Boukhari 7195

وَقَالَ خَارِجَةُ بْنُ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ عَنْ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَمَرَهُ أَنْ يَتَعَلَّمَ كِتَابَ الْيَهُودِ، حَتَّى كَتَبْتُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم كُتُبَهُ، وَأَقْرَأْتُهُ كُتُبَهُمْ إِذَا كَتَبُوا إِلَيْهِ، وَقَالَ عُمَرُ وَعِنْدَهُ عَلِيٌّ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ وَعُثْمَانُ مَاذَا تَقُولُ هَذِهِ قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ حَاطِبٍ فَقُلْتُ تُخْبِرُكَ بِصَاحِبِهِمَا الَّذِي صَنَعَ بِهِمَا‏.‏ وَقَالَ أَبُو جَمْرَةَ كُنْتُ أُتَرْجِمُ بَيْنَ ابْنِ عَبَّاسٍ وَبَيْنَ النَّاسِ‏.‏ وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ لاَ بُدَّ لِلْحَاكِمِ مِنْ مُتَرْجِمَيْنِ‏.‏

Rapporté par Kharija bin Zaid bin Thabit : Zaid bin Thabit a dit : « Le Prophète (ﷺ) m’a ordonné d’apprendre l’écriture des Juifs. J’ai même écrit des lettres pour le Prophète (ﷺ) (aux Juifs) et j’ai aussi lu leurs lettres quand ils lui écrivaient. » Et `Umar a dit en présence de `Ali, `Abdur-Rahman et `Uthman : « Que dit cette femme ? » (la femme n’était pas arabe). `Abdur-Rahman bin Hatib a dit : « Elle t’informe à propos de sa compagne qui a eu des rapports interdits avec elle. » Abu Jamra a dit : « J’étais interprète entre Ibn `Abbas et les gens. » Certains ont dit : « Un dirigeant devrait avoir deux interprètes. »

Référence: Livre 93, Hadith 56
Sahih al-Boukhari 7196

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّ أَبَا سُفْيَانَ بْنَ حَرْبٍ أَخْبَرَهُ أَنَّ هِرَقْلَ أَرْسَلَ إِلَيْهِ فِي رَكْبٍ مِنْ قُرَيْشٍ، ثُمَّ قَالَ لِتَرْجُمَانِهِ قُلْ لَهُمْ إِنِّي سَائِلٌ هَذَا، فَإِنْ كَذَبَنِي فَكَذِّبُوهُ‏.‏ فَذَكَرَ الْحَدِيثَ فَقَالَ لِلتَّرْجُمَانِ قُلْ لَهُ إِنْ كَانَ مَا تَقُولُ حَقًّا فَسَيَمْلِكُ مَوْضِعَ قَدَمَىَّ هَاتَيْنِ‏.‏

Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : Abu Sufyan bin Harb lui a raconté qu’Héraclius l’avait convoqué avec les membres d’une caravane de Quraysh, puis avait dit à son interprète : « Dis-leur que je veux poser une question à celui-ci (Abu Sufyan), et s’il essaie de mentir, ils doivent le contredire. » Ensuite, Abu Sufyan a raconté toute l’histoire et a dit qu’Héraclius avait dit à l’interprète : « Dis-lui (Abu Sufyan) : ‘Si ce que tu dis est vrai, alors il (le Prophète) prendra le contrôle de l’endroit sous mes deux pieds.’ »

Référence: Livre 93, Hadith 57
Sahih al-Boukhari 7197

حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدَةُ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي حُمَيْدٍ السَّاعِدِيِّ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم اسْتَعْمَلَ ابْنَ الأُتَبِيَّةِ عَلَى صَدَقَاتِ بَنِي سُلَيْمٍ، فَلَمَّا جَاءَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَحَاسَبَهُ قَالَ هَذَا الَّذِي لَكُمْ، وَهَذِهِ هَدِيَّةٌ أُهْدِيَتْ لِي‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ فَهَلاَّ جَلَسْتَ فِي بَيْتِ أَبِيكَ وَبَيْتِ أُمِّكَ حَتَّى تَأْتِيَكَ هَدِيَّتُكَ، إِنْ كُنْتَ صَادِقًا ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَخَطَبَ النَّاسَ وَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ أَمَّا بَعْدُ فَإِنِّي أَسْتَعْمِلُ رِجَالاً مِنْكُمْ عَلَى أُمُورٍ مِمَّا وَلاَّنِي اللَّهُ، فَيَأْتِي أَحَدُكُمْ فَيَقُولُ هَذَا لَكُمْ وَهَذِهِ هَدِيَّةٌ أُهْدِيَتْ لِي فَهَلاَّ جَلَسَ فِي بَيْتِ أَبِيهِ وَبَيْتِ أُمِّهِ حَتَّى تَأْتِيَهُ هَدِيَّتُهُ إِنْ كَانَ صَادِقًا، فَوَاللَّهِ لاَ يَأْخُذُ أَحَدُكُمْ مِنْهَا شَيْئًا ـ قَالَ هِشَامٌ ـ بِغَيْرِ حَقِّهِ إِلاَّ جَاءَ اللَّهَ يَحْمِلُهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، أَلاَ فَلأَعْرِفَنَّ مَا جَاءَ اللَّهَ رَجُلٌ بِبَعِيرٍ لَهُ رُغَاءٌ، أَوْ بِبَقَرَةٍ لَهَا خُوَارٌ، أَوْ شَاةٍ تَيْعَرُ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ رَفَعَ يَدَيْهِ حَتَّى رَأَيْتُ بَيَاضَ إِبْطَيْهِ ‏"‏ أَلاَ هَلْ بَلَّغْتُ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Humaid As-Sa`idi : Le Prophète (ﷺ) a chargé Ibn Al-Utbiyya de collecter la Zakat auprès des Bani Sulaim. Quand il est revenu avec l’argent, le Messager d’Allah (ﷺ) lui a demandé des comptes. Il a dit : « Ceci est pour toi, et ceci m’a été offert en cadeau. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pourquoi ne restes-tu pas chez ton père ou ta mère pour voir si tu recevras des cadeaux ou non, si tu dis la vérité ? » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a parlé aux gens. Après avoir glorifié et loué Allah, il a dit : « Ensuite : J’emploie certains d’entre vous pour une tâche qu’Allah m’a confiée, puis l’un de vous vient me dire : “Ceci est pour toi et ceci est un cadeau qu’on m’a offert.” Pourquoi ne reste-t-il pas chez son père ou sa mère pour voir s’il recevra des cadeaux ou non, s’il est sincère ? Par Allah, aucun de vous ne prend quoi que ce soit de la Zakat pour lui-même (Hisham a ajouté : de façon illégale) sans qu’il ne rencontre Allah au Jour de la Résurrection en le portant sur son cou ! Je ne veux pas voir aucun d’entre vous rencontrer Allah en portant un chameau qui grogne, une vache qui meugle ou un mouton qui bêle. » Puis le Prophète (ﷺ) a levé les deux mains jusqu’à ce que je voie la blancheur de ses aisselles, et il a dit : « (Sans aucun doute) ! N’ai-je pas transmis le message d’Allah ? »

Référence: Livre 93, Hadith 58
Sahih al-Boukhari 7198

حَدَّثَنَا أَصْبَغُ، أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ مَا بَعَثَ اللَّهُ مِنْ نَبِيٍّ وَلاَ اسْتَخْلَفَ مِنْ خَلِيفَةٍ، إِلاَّ كَانَتْ لَهُ بِطَانَتَانِ، بِطَانَةٌ تَأْمُرُهُ بِالْمَعْرُوفِ وَتَحُضُّهُ عَلَيْهِ، وَبِطَانَةٌ تَأْمُرُهُ بِالشَّرِّ وَتَحُضُّهُ عَلَيْهِ، فَالْمَعْصُومُ مَنْ عَصَمَ اللَّهُ تَعَالَى ‏"‏‏.‏ وَقَالَ سُلَيْمَانُ عَنْ يَحْيَى أَخْبَرَنِي ابْنُ شِهَابٍ بِهَذَا، وَعَنِ ابْنِ أَبِي عَتِيقٍ وَمُوسَى عَنِ ابْنِ شِهَابٍ مِثْلَهُ، وَقَالَ شُعَيْبٌ عَنِ الزُّهْرِيِّ حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ قَوْلَهُ‏.‏ وَقَالَ الأَوْزَاعِيُّ وَمُعَاوِيَةُ بْنُ سَلاَّمٍ حَدَّثَنِي الزُّهْرِيُّ حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏ وَقَالَ ابْنُ أَبِي حُسَيْنٍ وَسَعِيدُ بْنُ زِيَادٍ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ قَوْلَهُ‏.‏ وَقَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي جَعْفَرٍ حَدَّثَنِي صَفْوَانُ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ أَبِي أَيُّوبَ قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah n’envoie jamais un prophète ni ne confie le califat à un calife sans qu’il ait deux groupes de conseillers : un groupe qui lui conseille de faire le bien et l’encourage à le faire, et un autre groupe qui lui conseille de faire le mal et l’encourage à le faire. Mais la personne protégée (contre ces mauvais conseillers) est celle qu’Allah protège. »

Référence: Livre 93, Hadith 59
Sahih al-Boukhari 7200

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَادَةُ بْنُ الْوَلِيدِ، أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ، قَالَ "بَايَعْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى السَّمْعِ وَالطَّاعَةِ فِي الْمَنْشَطِ وَالْمَكْرَهِ‏.‏ ‏‏وَأَنْ لاَ نُنَازِعَ الأَمْرَ أَهْلَهُ، وَأَنْ نَقُومَ ـ أَوْ نَقُولَ ـ بِالْحَقِّ حَيْثُمَا كُنَّا لاَ نَخَافُ فِي اللَّهِ لَوْمَةَ لاَئِمٍ ‏"‏‏.‏

Rapporté par 'Ubada bin As-Samit : Nous avons prêté serment d’allégeance au Messager d’Allah (ﷺ) que nous l’écouterions et lui obéirions, que nous soyons actifs ou fatigués, que nous ne nous battrions pas contre le dirigeant ni ne lui désobéirions, que nous resterions fermes pour la vérité ou que nous dirions la vérité où que nous soyons, et que, sur le chemin d’Allah, nous n’aurions pas peur du blâme de ceux qui blâment

Référence: Livre 93, Hadith 60
Sahih al-Boukhari 7201

حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ الْحَارِثِ، حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ خَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي غَدَاةٍ بَارِدَةٍ وَالْمُهَاجِرُونَ وَالأَنْصَارُ يَحْفِرُونَ الْخَنْدَقَ فَقَالَ ‏ "‏ اللَّهُمَّ إِنَّ الْخَيْرَ خَيْرُ الآخِرَهْ فَاغْفِرْ لِلأَنْصَارِ وَالْمُهَاجِرَهْ ‏"‏ فَأَجَابُوا نَحْنُ الَّذِينَ بَايَعُوا مُحَمَّدَا عَلَى الْجِهَادِ مَا بَقِينَا أَبَدَا

Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est sorti un matin froid alors que les Muhajirin (émigrés) et les Ansar creusaient la tranchée. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Ô Allah ! Le vrai bien, c’est le bien de l’au-delà, alors pardonne aux Ansar et aux Muhajirin. » Ils ont répondu : « Nous sommes ceux qui ont prêté allégeance à Muhammad pour observer le jihad tant que nous sommes en vie. »

Référence: Livre 93, Hadith 61
Sahih al-Boukhari 7202

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كُنَّا إِذَا بَايَعْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى السَّمْعِ وَالطَّاعَةِ يَقُولُ لَنَا ‏ "‏ فِيمَا اسْتَطَعْتَ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Chaque fois que nous donnions l’allégeance au Messager d’Allah (ﷺ) pour écouter et obéir, il nous disait : « Dans la mesure de vos capacités. »

Référence: Livre 93, Hadith 62
Sahih al-Boukhari 7203

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ، قَالَ شَهِدْتُ ابْنَ عُمَرَ حَيْثُ اجْتَمَعَ النَّاسُ عَلَى عَبْدِ الْمَلِكِ ـ قَالَ ـ كَتَبَ إِنِّي أُقِرُّ بِالسَّمْعِ وَالطَّاعَةِ لِعَبْدِ الْمَلِكِ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ عَلَى سُنَّةِ اللَّهِ وَسُنَّةِ رَسُولِهِ مَا اسْتَطَعْتُ، وَإِنَّ بَنِيَّ قَدْ أَقَرُّوا بِمِثْلِ ذَلِكَ‏.‏

Rapporté par `Abdullah bin Dinar : J’ai vu Ibn `Umar quand les gens se sont rassemblés autour de `Abdul Malik. Ibn `Umar a écrit : « J’ai donné l’allégeance pour écouter et obéir au serviteur d’Allah, `Abdul Malik, chef des croyants, selon les lois d’Allah et les traditions de Son Messager, dans la mesure de mes capacités ; et mes fils aussi donnent la même allégeance. »

Référence: Livre 93, Hadith 63
Sahih al-Boukhari 7204

حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا سَيَّارٌ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ جَرِيرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ بَايَعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَلَى السَّمْعِ وَالطَّاعَةِ، فَلَقَّنَنِي، فِيمَا اسْتَطَعْتُ، وَالنُّصْحِ لِكُلِّ مُسْلِمٍ‏.‏

Rapporté par Jabir bin `Abdullah : J’ai donné l’allégeance au Prophète (ﷺ) pour écouter et obéir, et il m’a dit d’ajouter : « Dans la mesure de mes capacités, et je donnerai de bons conseils à chaque musulman. »

Référence: Livre 93, Hadith 64
Sahih al-Boukhari 7205

حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ، قَالَ لَمَّا بَايَعَ النَّاسُ عَبْدَ الْمَلِكِ كَتَبَ إِلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ إِلَى عَبْدِ اللَّهِ عَبْدِ الْمَلِكِ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ إِنِّي أُقِرُّ بِالسَّمْعِ وَالطَّاعَةِ لِعَبْدِ اللَّهِ عَبْدِ الْمَلِكِ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ، عَلَى سُنَّةِ اللَّهِ وَسُنَّةِ رَسُولِهِ، فِيمَا اسْتَطَعْتُ، وَإِنَّ بَنِيَّ قَدْ أَقَرُّوا بِذَلِكَ‏.‏

Rapporté par `Abdullah bin Dinar : Quand les gens ont prêté serment d’allégeance à `Abdul Malik, `Abdullah bin `Umar lui a écrit : « Au serviteur d’Allah, `Abdul Malik, chef des croyants, je donne l’allégeance pour écouter et obéir au serviteur d’Allah, `Abdul Malik, chef des croyants, selon les lois d’Allah et les traditions de Son Messager, dans la mesure de mes capacités ; et mes fils aussi donnent la même allégeance. »

Référence: Livre 93, Hadith 65
Sahih al-Boukhari 7206

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، حَدَّثَنَا حَاتِمٌ، عَنْ يَزِيدَ، قَالَ قُلْتُ لِسَلَمَةَ عَلَى أَىِّ شَىْءٍ بَايَعْتُمُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ قَالَ عَلَى الْمَوْتِ‏.‏

Rapporté par Yazid : J’ai dit à Salama : « Sur quoi avez-vous prêté allégeance au Prophète ﷺ le jour de al-Houdaybiya ? » Il répondit : « Sur la mort. »

Référence: Livre 93, Hadith 66
Sahih al-Boukhari 7207

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ أَسْمَاءَ، حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَنَّ حُمَيْدَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَخْبَرَهُ أَنَّ الْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ أَخْبَرَهُ‏.‏ أَنَّ الرَّهْطَ الَّذِينَ وَلاَّهُمْ عُمَرُ اجْتَمَعُوا فَتَشَاوَرُوا، قَالَ لَهُمْ عَبْدُ الرَّحْمَنِ لَسْتُ بِالَّذِي أُنَافِسُكُمْ عَلَى هَذَا الأَمْرِ، وَلَكِنَّكُمْ إِنْ شِئْتُمُ اخْتَرْتُ لَكُمْ مِنْكُمْ‏.‏ فَجَعَلُوا ذَلِكَ إِلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ، فَلَمَّا وَلَّوْا عَبْدَ الرَّحْمَنِ أَمْرَهُمْ فَمَالَ النَّاسُ عَلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ، حَتَّى مَا أَرَى أَحَدًا مِنَ النَّاسِ يَتْبَعُ أُولَئِكَ الرَّهْطَ وَلاَ يَطَأُ عَقِبَهُ، وَمَالَ النَّاسُ عَلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ يُشَاوِرُونَهُ تِلْكَ اللَّيَالِيَ حَتَّى إِذَا كَانَتِ اللَّيْلَةُ الَّتِي أَصْبَحْنَا مِنْهَا، فَبَايَعْنَا عُثْمَانَ قَالَ الْمِسْوَرُ طَرَقَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بَعْدَ هَجْعٍ مِنَ اللَّيْلِ فَضَرَبَ الْبَابَ حَتَّى اسْتَيْقَظْتُ فَقَالَ أَرَاكَ نَائِمًا، فَوَاللَّهِ مَا اكْتَحَلْتُ هَذِهِ اللَّيْلَةَ بِكَبِيرِ نَوْمٍ، انْطَلِقْ فَادْعُ الزُّبَيْرَ وَسَعْدًا، فَدَعَوْتُهُمَا لَهُ فَشَاوَرَهُمَا ثُمَّ دَعَانِي فَقَالَ ادْعُ لِي عَلِيًّا‏.‏ فَدَعَوْتُهُ فَنَاجَاهُ حَتَّى ابْهَارَّ اللَّيْلُ، ثُمَّ قَامَ عَلِيٌّ مِنْ عِنْدِهِ، وَهْوَ عَلَى طَمَعٍ، وَقَدْ كَانَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ يَخْشَى مِنْ عَلِيٍّ شَيْئًا، ثُمَّ قَالَ ادْعُ لِي عُثْمَانَ، فَدَعَوْتُهُ فَنَاجَاهُ حَتَّى فَرَّقَ بَيْنَهُمَا الْمُؤَذِّنُ بِالصُّبْحِ، فَلَمَّا صَلَّى لِلنَّاسِ الصُّبْحَ وَاجْتَمَعَ أُولَئِكَ الرَّهْطُ عِنْدَ الْمِنْبَرِ، فَأَرْسَلَ إِلَى مَنْ كَانَ حَاضِرًا مِنَ الْمُهَاجِرِينَ وَالأَنْصَارِ، وَأَرْسَلَ إِلَى أُمَرَاءِ الأَجْنَادِ وَكَانُوا وَافَوْا تِلْكَ الْحَجَّةَ مَعَ عُمَرَ، فَلَمَّا اجْتَمَعُوا تَشَهَّدَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ ثُمَّ قَالَ أَمَّا بَعْدُ يَا عَلِيُّ، إِنِّي قَدْ نَظَرْتُ فِي أَمْرِ النَّاسِ فَلَمْ أَرَهُمْ يَعْدِلُونَ بِعُثْمَانَ، فَلاَ تَجْعَلَنَّ عَلَى نَفْسِكَ سَبِيلاً‏.‏ فَقَالَ أُبَايِعُكَ عَلَى سُنَّةِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ وَالْخَلِيفَتَيْنِ مِنْ بَعْدِهِ‏.‏ فَبَايَعَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ، وَبَايَعَهُ النَّاسُ الْمُهَاجِرُونَ وَالأَنْصَارُ وَأُمَرَاءُ الأَجْنَادِ وَالْمُسْلِمُونَ‏.‏

Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama : Le groupe de personnes qu’‘Umar avait choisi comme candidats au califat s’est réuni pour se consulter. ‘Abdur-Rahman leur a dit : « Je ne vais pas me présenter contre vous pour cette affaire, mais si vous le souhaitez, je peux choisir pour vous un calife parmi vous. » Ils ont tous accepté de laisser ‘Abdur-Rahman décider. Quand les candidats lui ont confié cette responsabilité, tout le monde s’est tourné vers lui et personne n’a suivi les autres ni obéi à quelqu’un d’autre après lui. Les gens ont donc suivi ‘Abdur-Rahman et l’ont consulté toutes les nuits jusqu’à la nuit où nous avons donné l’allégeance à ‘Uthman. Al-Miswar (bin Makhrama) a ajouté : ‘Abdur-Rahman est venu me voir après une partie de la nuit et a frappé à ma porte jusqu’à ce que je me lève, puis il m’a dit : « Je vois que tu dors ! Par Allah, ces trois dernières nuits, je n’ai presque pas dormi. Va appeler Az-Zubair et Sa’d. » Je les ai donc appelés pour lui et il les a consultés, puis il m’a dit : « Appelle ‘Ali pour moi. » J’ai appelé ‘Ali et il a eu une conversation privée avec lui jusqu’à très tard dans la nuit. Ensuite, ‘Ali est parti, plein d’espoir d’être choisi comme calife, mais ‘Abdur-Rahman avait une crainte à son sujet. ‘Abdur-Rahman m’a alors dit : « Appelle ‘Uthman pour moi. » Je l’ai appelé et il a continué à lui parler en privé jusqu’à ce que le muezzin interrompe leur discussion en appelant à la prière du Fajr. Quand les gens ont terminé la prière du matin et que le groupe (des six hommes) s’est rassemblé près du minbar, ‘Abdur-Rahman a fait venir tous les Muhajirines (émigrés) et les Ansar présents, ainsi que le chef de l’armée qui avait accompli le Hajj avec ‘Umar cette année-là. Quand tout le monde a été réuni, ‘Abdur-Rahman a dit : « Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah », puis il a ajouté : « Maintenant, ô ‘Ali, j’ai observé l’avis des gens et j’ai vu qu’ils ne considèrent personne égal à ‘Uthman, alors ne t’expose pas au reproche (en t’opposant). » Ensuite, ‘Abdur-Rahman a dit (à ‘Uthman) : « Je te donne l’allégeance à condition que tu suives les lois d’Allah, la tradition du Messager d’Allah ﷺ et celle des deux califes après lui. » Ainsi, ‘Abdur-Rahman lui a donné l’allégeance, suivi par les gens, y compris les Muhajirines, les Ansar, les chefs de l’armée et tous les musulmans

Référence: Livre 93, Hadith 67
Sahih al-Boukhari 7208

حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ، قَالَ بَايَعْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم تَحْتَ الشَّجَرَةِ فَقَالَ لِي ‏"‏ يَا سَلَمَةُ أَلاَ تُبَايِعُ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ بَايَعْتُ فِي الأَوَّلِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ وَفِي الثَّانِي ‏"‏‏.‏

Rapporté par Salama : Nous avons donné l’allégeance au Prophète ﷺ sous l’arbre. Il m’a dit : « Ô Salama ! Ne veux-tu pas donner l’allégeance ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Je l’ai déjà donnée la première fois. » Il a dit : « Donne-la encore une deuxième fois. »

Référence: Livre 93, Hadith 68
Sahih al-Boukhari 7209

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ أَعْرَابِيًّا بَايَعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الإِسْلاَمِ، فَأَصَابَهُ وَعْكٌ فَقَالَ أَقِلْنِي بَيْعَتِي‏.‏ فَأَبَى، ثُمَّ جَاءَهُ فَقَالَ أَقِلْنِي بَيْعَتِي‏.‏ فَأَبَى، فَخَرَجَ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ الْمَدِينَةُ كَالْكِيرِ، تَنْفِي خَبَثَهَا، وَيَنْصَعُ طِيبُهَا ‏"‏‏.‏

Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Un bédouin a donné l’allégeance au Messager d’Allah ﷺ pour l’islam, puis il a eu de la fièvre. Il a alors dit au Prophète ﷺ : « Annule mon allégeance. » Mais le Prophète ﷺ a refusé. Il est revenu vers lui en disant : « Annule mon allégeance. » Mais le Prophète ﷺ a refusé. Ensuite, le bédouin est parti (de Médine). Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Médine est comme un soufflet de forge : elle rejette ses impuretés et garde ce qui est bon et pur. »

Référence: Livre 93, Hadith 69
Sahih al-Boukhari 7210

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يَزِيدَ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ ـ هُوَ ابْنُ أَبِي أَيُّوبَ ـ قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو عَقِيلٍ، زُهْرَةُ بْنُ مَعْبَدٍ عَنْ جَدِّهِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ هِشَامٍ، وَكَانَ، قَدْ أَدْرَكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَذَهَبَتْ بِهِ أُمُّهُ زَيْنَبُ ابْنَةُ حُمَيْدٍ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ بَايِعْهُ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ هُوَ صَغِيرٌ ‏"‏ فَمَسَحَ رَأْسَهُ وَدَعَا لَهُ، وَكَانَ يُضَحِّي بِالشَّاةِ الْوَاحِدَةِ عَنْ جَمِيعِ أَهْلِهِ‏.‏

Rapporté par ‘Abdullah bin Hisham : qui est né du vivant du Prophète ﷺ, sa mère, Zainab bint Humaid, l’a emmené auprès du Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Prends son allégeance (pour l’islam). » Le Prophète ﷺ a dit : « Il (‘Abdullah bin Hisham) est encore un petit enfant », puis il a passé sa main sur sa tête et a invoqué Allah pour lui. ‘Abdullah bin Hisham avait l’habitude d’égorger un mouton en sacrifice pour toute sa famille

Référence: Livre 93, Hadith 70
Sahih al-Boukhari 7211

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ،‏.‏ أَنَّ أَعْرَابِيًّا، بَايَعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الإِسْلاَمِ فَأَصَابَ الأَعْرَابِيَّ وَعْكٌ بِالْمَدِينَةِ، فَأَتَى الأَعْرَابِيُّ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَقِلْنِي بَيْعَتِي، فَأَبَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ جَاءَهُ فَقَالَ أَقِلْنِي بَيْعَتِي فَأَبَى، ثُمَّ جَاءَهُ فَقَالَ أَقِلْنِي بَيْعَتِي فَأَبَى فَخَرَجَ الأَعْرَابِيُّ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ إِنَّمَا الْمَدِينَةُ كَالْكِيرِ تَنْفِي خَبَثَهَا وَيَنْصَعُ طِيبُهَا ‏"‏‏.‏

Rapporté par Jabir bin ‘Abdullah : Un bédouin a donné l’allégeance au Messager d’Allah ﷺ pour l’islam. Ensuite, il a eu de la fièvre à Médine, il est venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Annule mon allégeance. » Mais le Messager d’Allah ﷺ a refusé. Il est revenu vers lui et a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Annule mon allégeance. » Mais le Prophète ﷺ a refusé. Il est revenu une troisième fois et a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Annule mon allégeance. » Mais le Prophète ﷺ a refusé. Finalement, le bédouin est parti (de Médine), et le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Médine est comme un soufflet de forge : elle rejette ses impuretés et garde ce qui est bon et pur. »

Référence: Livre 93, Hadith 71
Sahih al-Boukhari 7212

حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، عَنْ أَبِي حَمْزَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ ثَلاَثَةٌ لاَ يُكَلِّمُهُمُ اللَّهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، وَلاَ يُزَكِّيهِمْ، وَلَهُمْ عَذَابٌ أَلِيمٌ رَجُلٌ عَلَى فَضْلِ مَاءٍ بِالطَّرِيقِ يَمْنَعُ مِنْهُ ابْنَ السَّبِيلِ، وَرَجُلٌ بَايَعَ إِمَامًا لاَ يُبَايِعُهُ إِلاَّ لِدُنْيَاهُ، إِنْ أَعْطَاهُ مَا يُرِيدُ وَفَى لَهُ، وَإِلاَّ لَمْ يَفِ لَهُ، وَرَجُلٌ يُبَايِعُ رَجُلاً بِسِلْعَةٍ بَعْدَ الْعَصْرِ فَحَلَفَ بِاللَّهِ لَقَدْ أُعْطِيَ بِهَا كَذَا وَكَذَا فَصَدَّقَهُ، فَأَخَذَهَا، وَلَمْ يُعْطَ بِهَا ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Il y aura trois types de personnes à qui Allah ne parlera pas le Jour de la Résurrection, Il ne les purifiera pas de leurs péchés et ils auront un châtiment douloureux : (1) un homme qui possède de l’eau en surplus sur un chemin et qui la refuse aux voyageurs ; (2) un homme qui donne son allégeance à un imam (dirigeant) uniquement pour des intérêts matériels : s’il obtient ce qu’il veut, il respecte son engagement, sinon il ne le tient pas ; (3) un homme qui vend quelque chose à un autre après la prière de l’`Asr et jure faussement par Allah qu’on lui en a offert un certain prix, ce qui pousse l’acheteur à le croire et à acheter, alors qu’en réalité il n’a jamais reçu une telle offre. »

Référence: Livre 93, Hadith 72
Sahih al-Boukhari 7213

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، وَقَالَ اللَّيْثُ، حَدَّثَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي أَبُو إِدْرِيسَ الْخَوْلاَنِيُّ، أَنَّهُ سَمِعَ عُبَادَةَ بْنَ الصَّامِتِ، يَقُولُ قَالَ لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ فِي مَجْلِسٍ ‏ "‏ تُبَايِعُونِي عَلَى أَنْ لاَ تُشْرِكُوا بِاللَّهِ شَيْئًا، وَلاَ تَسْرِقُوا، وَلاَ تَزْنُوا، وَلاَ تَقْتُلُوا أَوْلاَدَكُمْ، وَلاَ تَأْتُوا بِبُهْتَانٍ تَفْتَرُونَهُ بَيْنَ أَيْدِيكُمْ وَأَرْجُلِكُمْ وَلاَ تَعْصُوا فِي مَعْرُوفٍ، فَمَنْ وَفَى مِنْكُمْ فَأَجْرُهُ عَلَى اللَّهِ، وَمَنْ أَصَابَ مِنْ ذَلِكَ شَيْئًا فَعُوقِبَ فِي الدُّنْيَا فَهْوَ كَفَّارَةٌ لَهُ، وَمَنْ أَصَابَ مِنْ ذَلِكَ شَيْئًا فَسَتَرَهُ اللَّهُ فَأَمْرُهُ إِلَى اللَّهِ إِنْ شَاءَ عَاقَبَهُ وَإِنْ شَاءَ عَفَا عَنْهُ ‏"‏، فَبَايَعْنَاهُ عَلَى ذَلِكَ‏.‏

Rapporté par ‘Ubada ibn As-Samit : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dit alors que nous étions réunis : « Donnez-moi le serment d’allégeance pour : (1) ne rien associer à Allah dans l’adoration, (2) ne pas voler, (3) ne pas commettre de relations sexuelles illicites, (4) ne pas tuer vos enfants, (5) ne pas accuser injustement une personne innocente (et répandre cette accusation), (6) ne pas désobéir lorsqu’on vous ordonne de faire le bien. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Celui d’entre vous qui respecte son engagement aura sa récompense auprès d’Allah, et celui qui commet l’un de ces péchés et reçoit la punition légale ici-bas, cette punition sera une expiation pour lui. Mais celui qui commet l’un de ces péchés et qu’Allah ne dévoile pas, alors cela dépend d’Allah : s’Il veut, Il le punira, et s’Il veut, Il lui pardonnera. » Nous avons donc prêté serment pour cela

Référence: Livre 93, Hadith 73
Sahih al-Boukhari 7214

حَدَّثَنَا مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُبَايِعُ النِّسَاءَ بِالْكَلاَمِ بِهَذِهِ الآيَةِ ‏{‏لاَ يُشْرِكْنَ بِاللَّهِ شَيْئًا‏}‏ قَالَتْ وَمَا مَسَّتْ يَدُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَ امْرَأَةٍ، إِلاَّ امْرَأَةً يَمْلِكُهَا‏.‏

Rapporté par `Aïcha : Le Prophète (ﷺ) prenait l’allégeance des femmes uniquement par des paroles, après avoir récité ce verset sacré : « …qu’elles n’associeront rien à Allah dans l’adoration. » (60.12) Et la main du Messager d’Allah (ﷺ) ne touchait la main d’aucune femme, sauf celle qui était sa captive ou son esclave

Référence: Livre 93, Hadith 74
Sahih al-Boukhari 7215

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ حَفْصَةَ، عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ، قَالَتْ بَايَعْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَرَأَ عَلَىَّ ‏{‏أَنْ لاَ يُشْرِكْنَ بِاللَّهِ شَيْئًا‏}‏ وَنَهَانَا عَنِ النِّيَاحَةِ، فَقَبَضَتِ امْرَأَةٌ مِنَّا يَدَهَا فَقَالَتْ فُلاَنَةُ أَسْعَدَتْنِي وَأَنَا أُرِيدُ أَنْ أَجْزِيَهَا، فَلَمْ يَقُلْ شَيْئًا، ثُمَّ رَجَعَتْ، فَمَا وَفَتِ امْرَأَةٌ إِلاَّ أُمُّ سُلَيْمٍ وَأُمُّ الْعَلاَءِ، وَابْنَةُ أَبِي سَبْرَةَ امْرَأَةُ مُعَاذٍ أَوِ ابْنَةُ أَبِي سَبْرَةَ وَامْرَأَةُ مُعَاذٍ‏.‏

Rapporté par Oum ‘Atiyya : Nous avons prêté allégeance au Prophète (ﷺ) et il m’a récité le verset (60.12) : « qu’elles n’associeront rien à Allah dans l’adoration. » (60.12) Il nous a aussi interdit de crier et de nous lamenter sur les morts. L’une d’entre nous a tendu la main et a dit : « Telle femme a pleuré la mort d’un membre de ma famille et je veux la dédommager pour ses pleurs. » Le Prophète n’a rien répondu, puis elle est partie et revenue. Aucune de ces femmes n’a respecté son engagement, sauf Oum Soulaym, Oum Al-`Ala’, et la fille d’Abi Sabra, l’épouse de Mou’adh, ou la fille d’Abi Sabra et l’épouse de Mou’adh

Référence: Livre 93, Hadith 75
Sahih al-Boukhari 7216

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، سَمِعْتُ جَابِرًا، قَالَ جَاءَ أَعْرَابِيٌّ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ بَايِعْنِي عَلَى الإِسْلاَمِ‏.‏ فَبَايَعَهُ عَلَى الإِسْلاَمِ، ثُمَّ جَاءَ الْغَدَ مَحْمُومًا فَقَالَ أَقِلْنِي‏.‏ فَأَبَى، فَلَمَّا وَلَّى قَالَ ‏ "‏ الْمَدِينَةُ كَالْكِيرِ، تَنْفِي خَبَثَهَا، وَيَنْصَعُ طِيبُهَا ‏"‏‏.‏

Rapporté par Jabir : Un bédouin est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Prends mon allégeance pour l’islam. » Le Prophète a donc accepté son allégeance pour l’islam. Le lendemain, il est revenu avec de la fièvre et a dit au Prophète (ﷺ) : « Annule mon engagement. » Mais le Prophète (ﷺ) a refusé. Quand le bédouin est parti, le Prophète a dit : « Médine est comme un soufflet de forge : elle rejette ses impuretés et fait ressortir ce qu’il y a de bon et de pur. »

Référence: Livre 93, Hadith 76
Sahih al-Boukhari 7217

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، سَمِعْتُ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ، قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ ـ رضى الله عنها ـ وَارَأْسَاهْ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ ذَاكِ لَوْ كَانَ وَأَنَا حَىٌّ فَأَسْتَغْفِرُ لَكِ وَأَدْعُو لَكِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَتْ عَائِشَةُ وَاثُكْلِيَاهْ وَاللَّهِ إِنِّي لأَظُنُّكَ تُحِبُّ مَوْتِي وَلَوْ كَانَ ذَاكَ لَظَلِلْتَ آخِرَ يَوْمِكَ مُعَرِّسًا بِبَعْضِ أَزْوَاجِكَ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ بَلْ أَنَا وَارَأْسَاهْ لَقَدْ هَمَمْتُ ـ أَوْ أَرَدْتُ ـ أَنْ أُرْسِلَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ وَابْنِهِ فَأَعْهَدَ أَنْ يَقُولَ الْقَائِلُونَ أَوْ يَتَمَنَّى الْمُتَمَنُّونَ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قُلْتُ يَأْبَى اللَّهُ وَيَدْفَعُ الْمُؤْمِنُونَ، أَوْ يَدْفَعُ اللَّهُ وَيَأْبَى الْمُؤْمِنُونَ‏.‏

Rapporté par Al-Qasim bin Muhammad : `Aisha a dit : « Oh ma tête ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si cela (c’est-à-dire ta mort) arrivait pendant que je suis encore en vie, je demanderais à Allah de te pardonner et j’invoquerais Allah pour toi. » `Aisha a dit : « Oh ma vie qui va s’en aller ! Par Allah, je pense que tu souhaites ma mort, et si cela arrivait, tu passerais le reste de la journée à profiter de la compagnie d’une de tes femmes. » Le Prophète a dit : « Mais moi aussi je pourrais dire : “Oh ma tête !” J’ai envie d’appeler Abu Bakr et son fils et de nommer le premier comme mon successeur, de peur que les gens ne disent ou ne souhaitent autre chose. Allah insistera (pour qu’Abu Bakr devienne calife) et les croyants empêcheront quiconque d’autre de réclamer le califat », ou bien : « ...Allah empêchera quiconque d’autre de réclamer le califat et les croyants insisteront pour qu’Abu Bakr devienne calife. »

Référence: Livre 93, Hadith 77
Sahih al-Boukhari 7218

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قِيلَ لِعُمَرَ أَلاَ تَسْتَخْلِفُ قَالَ إِنْ أَسْتَخْلِفْ فَقَدِ اسْتَخْلَفَ مَنْ هُوَ خَيْرٌ مِنِّي أَبُو بَكْرٍ، وَإِنْ أَتْرُكْ فَقَدْ تَرَكَ مَنْ هُوَ خَيْرٌ مِنِّي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَثْنَوْا عَلَيْهِ فَقَالَ رَاغِبٌ رَاهِبٌ، وَدِدْتُ أَنِّي نَجَوْتُ مِنْهَا كَفَافًا لاَ لِي وَلاَ عَلَىَّ لاَ أَتَحَمَّلُهَا حَيًّا وَمَيِّتًا‏.‏

Rapporté par `Abdullah bin `Umar : On a dit à `Umar : « Vas-tu désigner ton successeur ? » `Umar a dit : « Si je nomme un calife (comme successeur), c’est vrai que quelqu’un de meilleur que moi (c’est-à-dire Abu Bakr) l’a fait, et si je laisse la question ouverte, c’est vrai que quelqu’un de meilleur que moi (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)) l’a fait aussi. » À ces mots, les gens l’ont félicité. `Umar a dit : « Les gens sont de deux sortes : soit quelqu’un qui tient à prendre le califat, soit quelqu’un qui a peur d’assumer cette responsabilité. J’aimerais être libéré de cette charge, sans recevoir ni récompense ni punition. Je ne veux pas porter le poids du califat dans la mort comme je le porte dans la vie. »

Référence: Livre 93, Hadith 78
Sahih al-Boukhari 7219

حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ سَمِعَ خُطْبَةَ، عُمَرَ الآخِرَةَ حِينَ جَلَسَ عَلَى الْمِنْبَرِ، وَذَلِكَ الْغَدُ مِنْ يَوْمٍ تُوُفِّيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَتَشَهَّدَ وَأَبُو بَكْرٍ صَامِتٌ لاَ يَتَكَلَّمُ قَالَ كُنْتُ أَرْجُو أَنْ يَعِيشَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى يَدْبُرَنَا ـ يُرِيدُ بِذَلِكَ أَنْ يَكُونَ آخِرَهُمْ ـ فَإِنْ يَكُ مُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم قَدْ مَاتَ، فَإِنَّ اللَّهَ تَعَالَى قَدْ جَعَلَ بَيْنَ أَظْهُرِكُمْ نُورًا تَهْتَدُونَ بِهِ بِمَا هَدَى اللَّهُ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم وَإِنَّ أَبَا بَكْرٍ صَاحِبُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثَانِي اثْنَيْنِ، فَإِنَّهُ أَوْلَى الْمُسْلِمِينَ بِأُمُورِكُمْ، فَقُومُوا فَبَايِعُوهُ‏.‏ وَكَانَتْ طَائِفَةٌ مِنْهُمْ قَدْ بَايَعُوهُ قَبْلَ ذَلِكَ فِي سَقِيفَةِ بَنِي سَاعِدَةَ، وَكَانَتْ بَيْعَةُ الْعَامَّةِ عَلَى الْمِنْبَرِ‏.‏ قَالَ الزُّهْرِيُّ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ سَمِعْتُ عُمَرَ يَقُولُ لأَبِي بَكْرٍ يَوْمَئِذٍ اصْعَدِ الْمِنْبَرَ‏.‏ فَلَمْ يَزَلْ بِهِ حَتَّى صَعِدَ الْمِنْبَرَ، فَبَايَعَهُ النَّاسُ عَامَّةً‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik : Il a entendu le deuxième discours de `Umar, qu’il a prononcé alors qu’il était assis sur la chaire le lendemain de la mort du Prophète (ﷺ). `Umar a récité le Tashahhud pendant qu’Abu Bakr restait silencieux. `Umar a dit : « J’aurais aimé que le Messager d’Allah (ﷺ) ait vécu plus longtemps que nous tous, c’est-à-dire qu’il soit le dernier à mourir. Mais si Muhammad est mort, Allah a tout de même laissé parmi vous la lumière grâce à laquelle vous pouvez recevoir la même guidance qu’Allah a donnée à Muhammad. Et Abu Bakr est le compagnon du Messager d’Allah (ﷺ), il est le deuxième des deux dans la grotte. C’est lui qui a le plus de droits parmi les musulmans pour gérer vos affaires. Alors levez-vous et prêtez-lui allégeance. » Certains avaient déjà prêté serment à Abu Bakr dans la salle de Bani Sa`ida, mais le serment du public a été fait à la chaire. J’ai entendu `Umar dire à Abu Bakr ce jour-là : « S’il te plaît, monte sur la chaire », et il a insisté jusqu’à ce qu’Abu Bakr monte, puis tout le monde lui a prêté allégeance

Référence: Livre 93, Hadith 79
Sahih al-Boukhari 7220

حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أَتَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم امْرَأَةٌ فَكَلَّمَتْهُ فِي شَىْءٍ فَأَمَرَهَا أَنْ تَرْجِعَ إِلَيْهِ، قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ إِنْ جِئْتُ وَلَمْ أَجِدْكَ، كَأَنَّهَا تُرِيدُ الْمَوْتَ، قَالَ ‏ "‏ إِنْ لَمْ تَجِدِينِي فَأْتِي أَبَا بَكْرٍ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Jubair bin Mut`im : Une femme est venue voir le Prophète (ﷺ) et lui a parlé de quelque chose, et il lui a dit de revenir le voir. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si je viens et que je ne te trouve pas ? » (Comme si elle voulait dire : « ...si tu meurs ? ») Le Prophète a dit : « Si tu ne me trouves pas, alors va voir Abu Bakr. »

Référence: Livre 93, Hadith 80
Sahih al-Boukhari 7221

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، حَدَّثَنِي قَيْسُ بْنُ مُسْلِمٍ، عَنْ طَارِقِ بْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لِوَفْدِ بُزَاخَةَ تَتْبَعُونَ أَذْنَابَ الإِبِلِ حَتَّى يُرِيَ اللَّهُ خَلِيفَةَ نَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم وَالْمُهَاجِرِينَ أَمْرًا يَعْذِرُونَكُمْ بِهِ‏.‏

Rapporté par Tariq bin Shihab : Abu Bakr a dit au délégué de Buzakha : « Suivez les traces des chameaux jusqu’à ce qu’Allah montre quelque chose au calife (successeur) de Son Prophète et aux Muhajirin (émigrants), pour que vous puissiez vous excuser. »

Référence: Livre 93, Hadith 81
Sahih al-Boukhari 7223

حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ، سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ سَمُرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ يَكُونُ اثْنَا عَشَرَ أَمِيرًا ـ فَقَالَ كَلِمَةً لَمْ أَسْمَعْهَا فَقَالَ أَبِي إِنَّهُ قَالَ ـ كُلُّهُمْ مِنْ قُرَيْشٍ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Jabir bin Samura : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Il y aura douze dirigeants musulmans (qui gouverneront tout le monde islamique). » Ensuite, il a prononcé une phrase que je n'ai pas entendue. Mon père a dit : « Tous ces dirigeants seront issus des Quraish. »

Référence: Livre 93, Hadith 82
Sahih al-Boukhari 7224

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَدْ هَمَمْتُ أَنْ آمُرَ بِحَطَبٍ يُحْتَطَبُ، ثُمَّ آمُرَ بِالصَّلاَةِ فَيُؤَذَّنَ لَهَا، ثُمَّ آمُرَ رَجُلاً فَيَؤُمَّ النَّاسَ، ثُمَّ أُخَالِفَ إِلَى رِجَالٍ فَأُحَرِّقَ عَلَيْهِمْ بُيُوتَهُمْ، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَوْ يَعْلَمُ أَحَدُكُمْ أَنَّهُ يَجِدُ عَرْقًا سَمِينًا أَوْ مَرْمَاتَيْنِ حَسَنَتَيْنِ لَشَهِدَ الْعِشَاءَ ‏"‏‏.‏ قَالَ مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ قَالَ يُونُسُ قَالَ مُحَمَّدُ بْنُ سُلَيْمَانَ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ مِرْمَاةٌ مَا بَيْنَ ظِلْفِ الشَّاةِ مِنَ اللَّحْمِ مِثْلُ مِنْسَاةٍ وَمِيضَاةٍ‏.‏ الْمِيمُ مَخْفُوضَةٌ‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient ma vie dans Ses mains, j'étais sur le point de demander qu'on ramasse du bois, puis de demander à quelqu'un de faire l'appel à la prière, puis de demander à quelqu'un de diriger la prière, et ensuite d'aller derrière et de brûler les maisons des hommes qui ne se présentent pas à la prière obligatoire en groupe. Par Celui qui détient ma vie dans Ses mains, si l'un d'entre vous savait qu'il recevrait un os couvert de viande ou deux petits morceaux de viande entre deux côtes, il viendrait à la prière d’‘Isha. »

Référence: Livre 93, Hadith 83
Sahih al-Boukhari 7225

حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ ـ وَكَانَ قَائِدَ كَعْبٍ مِنْ بَنِيهِ حِينَ عَمِيَ ـ قَالَ سَمِعْتُ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ، قَالَ لَمَّا تَخَلَّفَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَةِ تَبُوكَ ـ فَذَكَرَ حَدِيثَهُ ـ وَنَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمُسْلِمِينَ عَنْ كَلاَمِنَا، فَلَبِثْنَا عَلَى ذَلِكَ خَمْسِينَ لَيْلَةً، وَآذَنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِتَوْبَةِ اللَّهِ عَلَيْنَا‏.‏

Rapporté par ‘Abdullah bin Ka‘b bin Malik, qui était le guide de Ka‘b parmi ses fils quand Ka‘b est devenu aveugle : J'ai entendu Ka‘b bin Malik dire : « Quand certaines personnes sont restées en arrière et n'ont pas rejoint le Messager d'Allah (ﷺ) lors de la bataille de Tabuk... » puis il a raconté toute l’histoire et a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a interdit aux musulmans de nous parler, alors nous (mes compagnons et moi) sommes restés cinquante nuits dans cette situation, puis le Messager d'Allah (ﷺ) a annoncé qu'Allah avait accepté notre repentir. »

Référence: Livre 93, Hadith 84

Texte et authentification issus de la Hadith API libre (fawazahmed0/hadith-api). Les jugements sont ceux des savants cités.