Calcul de l'héritage islamique الفرائض
La part de chaque héritier selon le Coran et la Sunna, avec les règles des quatre écoles sunnites.
Fonctionnement
Avant le partage
On paie d'abord les frais funéraires, puis les dettes, puis les legs (jusqu'au tiers) en faveur de non-héritiers. Le reste est partagé entre les héritiers.
Parts fixes et reliquat
Les héritiers à part fixe (ashab al-furud) — comme les conjoints, les parents et les filles — prennent d'abord ; le reliquat va aux agnats mâles les plus proches ('asaba).
'Awl et radd
Si les parts fixes dépassent la succession, toutes sont réduites proportionnellement ('awl). Si elles n'y suffisent pas et qu'il n'y a pas d'agnat, l'excédent revient aux héritiers à part fixe, sauf le conjoint (radd).
Non couvert
Les parents éloignés (dhawu al-arham), les disparus, l'enfant à naître, les décès simultanés et les héritiers exclus pour différence de religion ou homicide relèvent d'un savant.
Questions fréquentes
Le résultat est-il valable dans tous les pays ?
Les parts suivent le Coran, la Sunna et les quatre écoles, valables partout. Certains pays les modifient par la loi — par exemple le legs obligatoire aux petits-enfants orphelins au Maroc, en Algérie ou en Tunisie ; en France, la succession relève du Code civil. Vérifiez votre droit local et consultez un savant qualifié.
Pourquoi le fils reçoit-il le double de la fille ?
Le Coran fixe ce rapport (An-Nisa 4:11). Les savants expliquent que l'homme porte les charges financières de la dot, du logement et de l'entretien de la famille, tandis que la part de la femme lui appartient en propre.
Peut-on léguer plus du tiers ?
Un legs supérieur au tiers, ou tout legs à un héritier, nécessite l'accord des autres héritiers.
Quelle école choisir ?
L'école suivie dans votre pays ou votre famille. Les écoles s'accordent dans la plupart des cas et divergent surtout sur le grand-père avec les frères et sœurs, le cas de la Mouchtaraka et la grand-mère paternelle en présence du père.